Horlogerie : Louis Vuitton repositionne son iconique Tambour sur le très haut de gamme

Deux ans après son arrivée à la tête de la division horlogère de Louis Vuitton, Jean Arnault bouscule la collection de la montre Tambour, 21 ans après sa création. 80% de la gamme actuelle va disparaître au profit de modèles de Haute Horlogerie.

 

Roulement de Tambour chez Louis Vuitton !

 

Comptez sur les fils pour bousculer les héritages…Deux ans après son arrivée à la direction marketing et développement de la division horlogerie de Louis Vuitton, Jean Arnault, le fils cadet (et cinquième enfant) de Bernard Arnault, le Pdg de Lvmh,  révolutionne la montre Tambour, la vedette de la Maison phare du groupe..

 

“Il s’agit sans doute de notre lancement le plus important depuis celui de la Tambour originelle, il y a vingt et un ans” a ainsi expliqué Jean Arnault au  Figaro.

 

Exit donc 80% des montres Tambour. À ses côtés, hormis les pièces de haute horlogerie, dont les étiquettes tutoient les sommets,  ne subsisteront que la Tambour Street River et les modèles connectés, qui resteront “les références fashion” et toujours accessibles en prix.

 

Mouvement trois aiguilles

 

La nouvelle montre Tambour de Louis Vuitton intègre, elle, le calibre LFT023, soit le premier mouvement trois aiguilles automatique développé par La Fabrique du Temps Louis Vuitton, la Manufacture genevoise dédiée à la Haute Horlogerie, créée par la Maison en 2007. Celui-ci plaira autant aux esthètes, qui pourront l’admirer “à travers un fond saphir” qu’aux esprits pratiques qui apprécieront ses  50 heures de réserve de marche.

 

© Louis Vuitton

 

Pour la conception de ce calibre, La Fabrique du Temps,  jusqu’alors  positionnée sur les grandes complications, s’est appuyée sur le Cercle des horlogers, avec qui la Maison est partenaire et qui détenait une expertise des mouvements trois aiguilles.

 

Régime minceur

 

Disponible en deux versions en acier aux cadrans sobres (gris argenté ou bleu), la nouvelle Tambour offrira un visage plus unisexe grâce à un régime minceur lui donnant  une apparence “encore plus fine et ergonomique” : boîtier affiné de 40 mm de diamètre pour une épaisseur de seulement 8,3 mm, bracelet métallique intégré au fermoir invisible et “absence de cornes”.

 

“Le Diable est dans le détail”, dit-on habituellement. Mais en l’occurrence, c’est plutôt le Paradis que la nouvelle montre Tambour  vise en faisant évoluer de multiples éléments…Et ce grâce à l’expertise des deux maîtres horlogers de la Fabrique du Temps, Michel Navas et Enrico Barbasini

 

Sens du détail

 

Pour Jean Arnault, c’est “dans ce sens du détail” que “réside la perfection”. Il a ainsi indiqué au Figaro souhaiter “que les collectionneurs” qui achèteront la nouvelle Tambour “comprennent que chaque détail a été longuement étudié, jusqu’aux mentions « Louis Vuitton Paris » et « Fab. en Suisse » inscrites sur son cadran, (“un hommage aux cadrans historiques des garde-temps des années 1950 et 1960”)  ou “l’épaisseur du bracelet sur la version or, identique à celle du modèle acier”.

 

Vers l’Ultra-Luxe

 

Autres éléments minutieux qui font la différence : la couronne,”reprenant la forme d’un tambour” et “ornée de délicates cannelures”, la lunette sablée affichant les douze lettres gravées du nom de la Maison, la présence de la Fleur de Monogram ajourée sur le couvercle du barillet et la gravure sur  le micro-rotor en or d’un motif LV stylisé….

 

De façon plus générale, le repositionnement ultra luxe déjà observé dans d’autres divisions du secteur  (comme en témoignent  l’ouverture, le printemps dernier, de la première boutique privée « Salon » Gucci, à Los Angeles, ou la récente majoration importante du prix du sac Timeless Chanel), gagne aussi désormais l’horlogerie…Outre Louis Vuitton, Omega vient ainsi d’augmenter les prix de ses montres de luxe de 2% en Suisse et en Chine, et de 8% aux États-Unis, selon un récent rapport de la banque américaine Morgan Stanley.

 

 

 

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Photo à la Une :  © Louis Vuitton

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Sophie Michentef
Sophie Michentef a évolué plus de 30 ans dans la presse professionnelle. Pendant une quinzaine d’années, elle a encadré la rédaction France et international du Journal du Textile. Elle met désormais son expertise presse, textile, mode et luxe au service de journaux, organisations professionnelles et entreprises.

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