Salon du Bourget : décarbonation, hydrogène, les questions qui alimentent les débats de l’aéronautique

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Le Salon aéronautique du Bourget a débuté le lundi 19 juin pour une semaine, après une édition 2021 annulée. Avec plus de 320 000 visiteurs attendus, plus de 2 500 exposants venus du monde entier présenteront les dernières avancées technologiques du secteur, soit une édition record. Pourtant, alors que les commandes d’avions se multiplient, la manifestation se place sous le signe de la décarbonation.

La 54e édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, le plus grand rendez-vous de l’aéronautique internationale, a ouvert ses portes lundi 19 juin et se tiendra jusqu’au dimanche 25 juin.

 

Organisé par le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS), ce rendez-vous des acteurs de l’aérien et de l’aéronautique a traditionnellement lieu tous les deux ans. Cependant, en raison de la pandémie, l’édition de 2021 avait été annulée, ce qui fait de ce rendez-vous 2023 une première en quatre ans. Cette rencontre devrait entraîner une multitude de commandes et le cabinet de conseil AlixPartners va même jusqu’à prédire le retour des contrats géants, appelés « megadeals« , caractéristiques des Salons précédents.

 

En France, l’aéronautique est un secteur qui emploie 200 000 personnes, et cherche à en recruter 25 000 de plus pour des emplois qualifiés. Il réalise un chiffre d’affaires supérieur à 60 milliards d’euros et exporte 80 % de sa production. Avec le luxe et l’agroalimentaire, l’aéronautique est l’une de nos très rares forces en matière industrielle.

 

Commandes importantes

 

Le Salon du Bourget est principalement une manifestation commerciale, avec quatre jours réservés aux professionnels. Et une fois de plus cette année, il sera le théâtre d’une confrontation serrée entre le numéro un mondial Airbus et son concurrent américain Boeing. L’entreprise européenne peine à augmenter sa production en raison de retards chez ses fournisseurs, tandis que l’américaine fait face à de nouveaux problèmes de production, tant pour son 737 que pour son avion long-courrier 787. Lors du dernier Salon en 2019, un total de 140 milliards de contrats ont été signés, regroupant les avionneurs et les industriels.

 

 

À la fin du premier semestre, le nombre d’avions commandés, déjà confirmés ou à venir, devrait dépasser les 2 000 exemplaires, dont plus de la moitié est attendue exclusivement au Salon du Bourget. Ce chiffre est si impressionnant que certains experts commencent à craindre la formation d’une bulle.

 

Au Bourget, Turkish Airlines pourrait ainsi annoncer la commande la plus importante de l’histoire de l’aviation civile, soit 600 avions : 400 moyen-courriers Airbus A320 ou Boeing 737 MAX, et 200 long-courriers Airbus A350, Boeing 787 ou 777. La compagnie indienne Indigo devrait également animer le marché avec l’achat prévu de 500 moyen-courriers de la famille A320 et de 25 long-courriers Airbus A350. Cette énorme commande fait suite à celle annoncée il y a quelques mois par Air India (un total de 470 appareils, répartis presque également entre les deux avionneurs). Face à l’afflux de commandes, Airbus et Boeing doivent augmenter les cadences de production sans perturber la chaîne d’approvisionnement afin de servir au plus vite leurs compagnies clientes.

 

Objectif de décarbonation

 

Certains fabricants et fournisseurs de l’industrie cherchent à réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur aérien. Ils envisagent, par exemple, de se passer du traditionnel kérosène. Cependant, même si le secteur a retrouvé une certaine vigueur, rien ne sera plus comme avant.

 

Au cours des quatre dernières années, les critiques envers l’aviation se sont intensifiées, et le transport aérien est souvent une cible facile dans la lutte contre les émissions de carbone. Pourtant, il ne représente que 2,4 % des émissions mondiales de CO2, soit deux fois moins que le secteur du numérique qui, avec les serveurs hébergeant les vidéos TikTok, Netflix et autres stories Instagram, est responsable de 5 % des émissions. Jean-Marc Jancovici, le créateur du bilan carbone, propose même un quota de quatre vols par personne tout au long de sa vie…

 

Le débat de l’hydrogène

 

Près de 2500 exposants se sont rendus sur place pour promouvoir leurs dernières technologies visant à réduire les émissions du secteur. Cependant, surprise : l’hydrogène est relégué au dernier plan dans cet espace central du Salon. Pendant un certain temps, ce mode de propulsion était présenté comme la solution, mais le discours a nettement évolué.

 

« Aujourd’hui, il y a cette prudence à dire qu’il faut construire les nouveaux avions à hydrogène avant de pouvoir estimer qu’on va être capable de faire un plein avec de l’hydrogène et de décoller », explique Baptiste Voillequin, directeur recherche et développement au GIFAS. En réalité, l’adoption de l’hydrogène nécessiterait une révision de la conception des avions. Jusqu’à présent, le carburant était principalement stocké dans les ailes des appareils. Cependant, en raison des besoins plus importants de stockage de l’hydrogène, cet espace serait insuffisant.

 

« Il va falloir des réservoirs trois fois plus gros et surtout des réservoirs qui vont être beaucoup plus difficiles à intégrer parce qu’on ne va pas pouvoir mettre des petits réservoirs un peu partout. Donc forcément, on ne pourra pas imaginer juste prendre un aéronef et intégrer ces réservoirs », explique Nicolas Jeuland, expert carburant chez Safran. Suite à ces difficultés rencontrées l’automne dernier, le PDG d’Airbus a exprimé des premières réserves concernant l’échéance de 2035.

 

 

Lire aussi >Boeing bat Airbus au premier trimestre

Photo à la Une :  © SIAE[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row njt-role= »not-logged-in »][vc_column][vc_column_text]

 

Le Salon aéronautique du Bourget a débuté le lundi 19 juin pour une semaine, après une édition 2021 annulée. Avec plus de 320 000 visiteurs attendus, plus de 2 500 exposants venus du monde entier présenteront les dernières avancées technologiques du secteur, soit une édition record. Pourtant, alors que les commandes d’avions se multiplient, la manifestation se place sous le signe de la décarbonation.

La 54e édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, le plus grand rendez-vous de l’aéronautique internationale, a ouvert ses portes lundi 19 juin et se tiendra jusqu’au dimanche 25 juin.

 

Organisé par le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS), ce rendez-vous des acteurs de l’aérien et de l’aéronautique a traditionnellement lieu tous les deux ans. Cependant, en raison de la pandémie, l’édition de 2021 avait été annulée, ce qui fait de ce rendez-vous 2023 une première en quatre ans. Cette rencontre devrait entraîner une multitude de commandes et le cabinet de conseil AlixPartners va même jusqu’à prédire le retour des contrats géants, appelés « megadeals« , caractéristiques des Salons précédents.

 

En France, l’aéronautique est un secteur qui emploie 200 000 personnes, et cherche à en recruter 25 000 de plus pour des emplois qualifiés. Il réalise un chiffre d’affaires supérieur à 60 milliards d’euros et exporte 80 % de sa production. Avec le luxe et l’agroalimentaire, l’aéronautique est l’une de nos très rares forces en matière industrielle.

 

Commandes importantes

 

Le Salon du Bourget est principalement une manifestation commerciale, avec quatre jours réservés aux professionnels. Et une fois de plus cette année, il sera le théâtre d’une confrontation serrée entre le numéro un mondial Airbus et son concurrent américain Boeing. L’entreprise européenne peine à augmenter sa production en raison de retards chez ses fournisseurs, tandis que l’américaine fait face à de nouveaux problèmes de production, tant pour son 737 que pour son avion long-courrier 787. Lors du dernier Salon en 2019, un total de 140 milliards de contrats ont été signés, regroupant les avionneurs et les industriels.

 

 

À la fin du premier semestre, le nombre d’avions commandés, déjà confirmés ou à venir, devrait dépasser les 2 000 exemplaires, dont plus de la moitié est attendue exclusivement au Salon du Bourget. Ce chiffre est si impressionnant que certains experts commencent à craindre la formation d’une bulle.

 

Au Bourget, Turkish Airlines pourrait ainsi annoncer la commande la plus importante de l’histoire de l’aviation civile, soit 600 avions : 400 moyen-courriers Airbus A320 ou Boeing 737 MAX, et 200 long-courriers Airbus A350, Boeing 787 ou 777. La compagnie indienne Indigo devrait également animer le marché avec l’achat prévu de 500 moyen-courriers de la famille A320 et de 25 long-courriers Airbus A350. Cette énorme commande fait suite à celle annoncée il y a quelques mois par Air India (un total de 470 appareils, répartis presque également entre les deux avionneurs). Face à l’afflux de commandes, Airbus et Boeing doivent augmenter les cadences de production sans perturber la chaîne d’approvisionnement afin de servir au plus vite leurs compagnies clientes.

 

Objectif de décarbonation

 

 

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Le Salon aéronautique du Bourget a débuté le lundi 19 juin pour une semaine, après une édition 2021 annulée. Avec plus de 320 000 visiteurs attendus, plus de 2 500 exposants venus du monde entier présenteront les dernières avancées technologiques du secteur, soit une édition record. Pourtant, alors que les commandes d’avions se multiplient, la manifestation se place sous le signe de la décarbonation.

La 54e édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, le plus grand rendez-vous de l’aéronautique internationale, a ouvert ses portes lundi 19 juin et se tiendra jusqu’au dimanche 25 juin.

 

Organisé par le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS), ce rendez-vous des acteurs de l’aérien et de l’aéronautique a traditionnellement lieu tous les deux ans. Cependant, en raison de la pandémie, l’édition de 2021 avait été annulée, ce qui fait de ce rendez-vous 2023 une première en quatre ans. Cette rencontre devrait entraîner une multitude de commandes et le cabinet de conseil AlixPartners va même jusqu’à prédire le retour des contrats géants, appelés « megadeals« , caractéristiques des Salons précédents.

 

En France, l’aéronautique est un secteur qui emploie 200 000 personnes, et cherche à en recruter 25 000 de plus pour des emplois qualifiés. Il réalise un chiffre d’affaires supérieur à 60 milliards d’euros et exporte 80 % de sa production. Avec le luxe et l’agroalimentaire, l’aéronautique est l’une de nos très rares forces en matière industrielle.

 

Commandes importantes

 

Le Salon du Bourget est principalement une manifestation commerciale, avec quatre jours réservés aux professionnels. Et une fois de plus cette année, il sera le théâtre d’une confrontation serrée entre le numéro un mondial Airbus et son concurrent américain Boeing. L’entreprise européenne peine à augmenter sa production en raison de retards chez ses fournisseurs, tandis que l’américaine fait face à de nouveaux problèmes de production, tant pour son 737 que pour son avion long-courrier 787. Lors du dernier Salon en 2019, un total de 140 milliards de contrats ont été signés, regroupant les avionneurs et les industriels.

 

 

À la fin du premier semestre, le nombre d’avions commandés, déjà confirmés ou à venir, devrait dépasser les 2 000 exemplaires, dont plus de la moitié est attendue exclusivement au Salon du Bourget. Ce chiffre est si impressionnant que certains experts commencent à craindre la formation d’une bulle.

 

Au Bourget, Turkish Airlines pourrait ainsi annoncer la commande la plus importante de l’histoire de l’aviation civile, soit 600 avions : 400 moyen-courriers Airbus A320 ou Boeing 737 MAX, et 200 long-courriers Airbus A350, Boeing 787 ou 777. La compagnie indienne Indigo devrait également animer le marché avec l’achat prévu de 500 moyen-courriers de la famille A320 et de 25 long-courriers Airbus A350. Cette énorme commande fait suite à celle annoncée il y a quelques mois par Air India (un total de 470 appareils, répartis presque également entre les deux avionneurs). Face à l’afflux de commandes, Airbus et Boeing doivent augmenter les cadences de production sans perturber la chaîne d’approvisionnement afin de servir au plus vite leurs compagnies clientes.

 

Objectif de décarbonation

 

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