Marché de l’art : les écarts se creusent entre les acteurs

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Le 21 mars 2018[/vc_column_text][vc_column_text]

Avec 63,7 milliards de chiffre d’affaires en 2017, le marché de l’art progresse, mais n’a pas encore retrouvé son niveau de 2014. De plus, l’embellie du marché ne profite qu’à une poignée d’acteurs au plus haut niveau. C’est ce que révèle le rapport annuel de l’économiste Clare McAndrew, publié la semaine dernière pour UBS et Art Basel.

​Chaque année, Clare McAndrew publie un rapport très attendu sur le marché de l’art. Après l’avoir longtemps rédigé pour le Tetaf de Maastrich, l’économiste réalise à présent celui-ci pour le compte d’UBS et Art Basel. Sans pour autant avoir retrouvé son niveau de 2014, à 68 milliards de dollars, le marché semble néanmoins en bonne santé.

Un marché qui se concentre aux Etats-Unis, en Chine et au Royaume-Uni

En 2017, le marché a progressé de 12%, pour atteindre 63,7 milliards de dollars. Toutefois, ce n’est qu’une façade. En effet, l’embellie ne concerne qu’une poignée d’acteurs du secteur. Le marché de l’art souffre de disparités grandissantes.

« On peut faire, pour le marché de l’art, le même constat que pour la richesse mondiale, dont 88 % sont détenus par 10 % des gens les plus fortunés », explique Clare McAndrew.

D’abord, d’un point de vue géographique : 83%  du marché se concentrent dans 3 pays seulement. Il s’agit des Etats-Unis, où elle progressent de 16%, représentant 42% des parts de marché, de la Chine, où elles grimpent de 14%, représentant 21% des ventes globales, et du Royaume-Uni qui concentre quant à lui 20% d’entre elles. De leur côté, la France et l’Allemagne, qui ne représentent respectivement que 7% et 2% du marché mondial, ne font pas le poids.

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De fortes disparités entre les acteurs du marché

Les disparités se font également sentir entre les maisons de ventes. La moitié des enchères, qui ont progressé de 27% en 2017, a été concentrée dans cinq maisons seulement, alors que le rapport en répertorie près de 14 000. Et ce n’est pas tout. Seul 1% des 52 000 artistes passés en vente est parvenu à dépasser le million de dollars.

Chez les marchands, l’écart se creuse aussi. Les galeries pesant plus de 50 millions de dollars ont vu leur chiffre d’affaires progresser de 10%, tandis que celles qui pèsent moins de 500 000 dollars ont vu leurs ventes chuter de 4%. Il faut dire que les marchands dont le chiffre dépasse 10 millions de dollars ont le pouvoir de s’accorder des marges bien supérieures à la moyenne. Ces dernières pouvent parfois représenter plus de 30%.

« L’écart entre le haut et le bas du panier s’est creusé depuis la chute du marché en 2009, souligne Mme McAndrew. Beaucoup de galeries de taille moyenne se plaignent que les plus grosses enseignes leur prennent des artistes avec lesquels elles arrivaient à vivre. »

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L’essor des Foires et d’Internet

Selon le rapport, les galeries réalisent 46% de leurs ventes lors des foires. En 2017, les transactions sur les salons ont progressé de 17%, néanmoins, les coûts de participation ont grimpé de 15% en moyenne. Encore une fois, ce sont les grands marchands qui ont pu profiter des opportunités qu’offrent ces rendez-vous très médiatisés.

Du point de vue de la clientèle, Clare McAndrew explique que « tout le monde est focalisé sur 2 % des gros acheteurs, alors qu’il faudrait atteindre 98 % de la population. Il ne faut pas que ces gens-là pensent que le marché de l’art se résume à des prix records et qu’ils finissent par en être dégoûtés ». Internet peut-il alors être une des solutions? Avec une progression de 10%, il représente pour le moment 8% du marché global, soit 5,4 milliards de dollars.

   Guillaume

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