Formation, traçabilité, impact environnemental,…: ce qui va changer pour la filière Mode et Luxe

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Selon un communiqué officiel du gouvernement, deux avenants aux contrats stratégiques de filières (CSF) ont été signés le 26 avril dernier en compagnie de plusieurs ministres : l’un concernait les mesures contenues dans le contrat stratégique de la filière automobile. L’autre, signé par Roselyne Bachelot et Agnès Pannier-Runacher, en compagnie de Guillaume de Seynes, président du Comité stratégique de filière Mode et luxe, renvoyait au contrat stratégique de cette même filière.

 

Le document présente treize mesures venant renforcer le contrat de filière signé en janvier 2019, en raison des défis soulevés par la crise liée à la pandémie de Covid-19. Cet avenant, abordant les axes d’accompagnement des entreprises, d’aide à la relocalisation et de traçabilité liée au défi de développer une mode durable, concerne les branches Bijouterie, Chaussure, Couture, Cuirs et peaux, Horlogerie, Maroquinerie et textile.

 

Quelles mesures concernent la filière Mode et Luxe ?

 

Ces mesures se basent sur les observations livrées dans le rapport « Relocalisation et mode durable » , remis en début d’année au gouvernement. Elles concernent tout d’abord la formation et le recrutement. Une nouvelle offre d’accompagnement « sur mesure » des professionnels devrait permettre la facilité de l’insertion dans les entreprises et le développement ciblé des compétences. Le secteur se donne en effet pour objectif de créer de nouveaux parcours d’apprentissage, pour permettre aux salariés du secteur de continuer de renforcer leurs compétences au cours de leur carrière.

 

Mise en place de dispositifs d’accompagnement

 

L’accompagnement et l’aide à la relocalisation faisaient partie des points les plus importants du rapport. 36 propositions ont donc été remises à la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili. L’accélérateur Mode et Luxe, soutenu notamment par Bpifrance mais aussi l’IFM (Institut français de la mode) et l’école ESCP, devrait être confirmé pour une troisième session. De plus, le ministère de la culture devrait débloquer la somme de 500 000€ pour accompagner en 2021 et 2022 des jeunes marques, créateurs de mode et des entreprises de métiers d’art.

 

En outre, un module d’accompagnement avec Bpifrance va être déployé dans la deuxième moitié de l’année 2021 pour les entrepreneurs souhaitant relocaliser, pour « cartographier les chaînes de valeur et définir la stratégie de relocalisation ». Un nouvel outil de calcul des coûts de fabrication va notamment être développé par le Centre européen des textiles innovants, pour leur permettre de conclure à leur relocalisation.

 

Ce nouvel outil serait donc utile pour le calcul du « coût d’un produit ou d’une collection dans les trois zones de sourcing France, Méditerranée et Asie, afin de comparer les taux de marge réels; le coût de revient industriel entre coût de main-d’œuvre et coût matière, selon différentes hypothèses de productivité du travail ; le coût minute de fabrication, selon différents paramètres d’équipement et de productivité des façonniers » , stipule le contrat.

 

Traçabilité et réduction de l’impact environnemental

 

La traçabilité et l’impact environnemental du secteur, sujets auparavant abordés dans le contrat de filière en 2019, sont devenus deux thématiques plus prégnantes ces derniers mois.

 

L’avenant met notamment en lumière la volonté de développer la chaîne de valeur pour favoriser les matières premières produites en France, par la réalisation d’une cartographie de la filière. Cela concerne le lin mais aussi la laine : « La France aurait l’opportunité de trouver une place privilégiée au sein d’une chaîne de valeur européenne de la laine. Un changement de modèle, qui implique une évolution des modalités d’élevage, est déjà en œuvre et a demandé des investissements importants. Il demande désormais, pour se déployer pleinement, la validation de modèles économiques et de suivis produits avec l’amélioration de la qualité chez les éleveurs et dans les entreprises, l’augmentation des capacités de traitement et filature, et la valorisation de la laine et des toisons hors habillement » .

 

Ensuite, la traçabilité devenant un enjeu significatif pour le secteur, les pratiques vont devenir encadrées. Les travaux européens en la matière vont notamment être suivis de près par l’UIT, le Defi et le CTC. Enfin, dans la continuité des changements engagés depuis deux ans sur la traçabilité dans les différentes branches de la filière, des pilotes vont être déployés auprès d’entreprises dès cette année afin de tester la pertinence et l’efficacité de solutions de traçabilité dans l’habillement, la chaussure, le lin et le textile.

 

Enfin, le recyclage, axe important du contrat de filière, est de nouveau mis en avant avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et l’éco-organisme Refashion afin de réaliser une étude sur la recherche de débouchés. L’idée de cette étude repose sur le développement de projets viables économiquement en utilisant les matières premières de recyclage dans d’autres secteurs comme le bâtiment et le transport.

 

En 2019, lors de la signature initiale du contrat de filière, il avait été rappelé que le secteur de la mode et du luxe était le premier secteur exportateur du pays, et qu’il représentait 600 000 emplois et que son chiffre d’affaires était de 154 milliards d’euros ; ce qui en faisait un contributeur plus important au PIB national que l’aéronautique et l’automobile. Alors qu’à contrario, en dépit de la place conséquente de ce secteur, beaucoup de difficultés se ressentent à l’heure des décisions budgétaires.

 

Si certaines de ces treize mesures annoncent des projets enthousiasmants pour le secteur, l’ensemble ne répond cependant pas aux ambitions affichées avec les 36 propositions du rapport présenté par le Comité stratégique de filière Mode & Luxe en début d’année.

 

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Photo à la Une : © GettyImages[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row njt-role= »not-logged-in »][vc_column][vc_column_text]

Selon un communiqué officiel du gouvernement, deux avenants aux contrats stratégiques de filières (CSF) ont été signés le 26 avril dernier en compagnie de plusieurs ministres : l’un concernait les mesures contenues dans le contrat stratégique de la filière automobile. L’autre, signé par Roselyne Bachelot et Agnès Pannier-Runacher, en compagnie de Guillaume de Seynes, président du Comité stratégique de filière Mode et luxe, renvoyait au contrat stratégique de cette même filière.

 

Le document présente treize mesures venant renforcer le contrat de filière signé en janvier 2019, en raison des défis soulevés par la crise liée à la pandémie de Covid-19. Cet avenant, abordant les axes d’accompagnement des entreprises, d’aide à la relocalisation et de traçabilité liée au défi de développer une mode durable, concerne les branches Bijouterie, Chaussure, Couture, Cuirs et peaux, Horlogerie, Maroquinerie et textile.

 

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