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CAC 40 : La Bourse parisienne s’incline face aux restrictions sanitaires

CAC 40 : La Bourse parisienne s’incline face aux restrictions sanitaires

La Bourse de Paris a affiché vendredi un repli de près de 1%, avec un déclin hebdomadaire de 0,93%. L’indice a reculé de 0,56 points vendredi, terminant ainsi l’une de ses séances les plus compliquées de ce début d’année à 5,559,57 points. Face à l’aggravation de la pandémie, les contraintes sanitaires se multiplient et pèsent lourdement sur les activités économiques.

 

D’autant plus que les premiers résultats des enquêtes mensuelles PMI d’IHS Markit de janvier ont révélé vendredi une accélération de la contraction du secteur privé de la zone euro depuis le début d’année 2021. Les indices PMI composite ( industrie et services ) sont tombés à 47,5 points en janvier, contre 49,1 en décembre, selon ses calculs. Sachant qu’un chiffre inférieur à 50 points signale une contraction de l’activité.

 

« Une récession à double creux semble désormais inévitable pour l’économie de la zone euro, le durcissement des mesures destinées à contenir la propagation du virus continuant de peser sur les performances des entreprises” , selon Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit.

 

L’indice parisien n’a fait que suivre le pas de ses marchés voisins. Les marchés asiatiques ont également connu une baisse : le Nikkei 225 de la Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,44% et le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong a plié de 1,6%. A Francfort, le Dax a affiché une baisse de  0,79% et à Milan, le FTSE MIB, une baisse de 1,82%.

 

En revanche, les marchés américains et londoniens se portent mieux : Wall Street a inscrit de nouveaux records avec l’institution de Joe Biden et a clôturé prudemment en fin de semaine. Sur la semaine, le Dow Jones a ainsi progressé de 0,6%, le S&P 500 de 1,9% et le Nasdaq Composite de 4,2%. 

 

Si la Bourse de Londres a quant à elle terminé en repli – l’indice FTSE-100 a cédé 0,30% – , celle-ci demeure attractive et compte profiter du Brexit pour rivaliser avec New York et Hong Kong.

 

En milieu de semaine, le secteur du luxe conservait sa place de porteur de marché financier parisien : LVMH, Hermès et Kering avaient tous gagné entre 0,7% et plus de 3% notamment grâce aux ventes de Richemont qui a fait état d’une hausse de 1% de son chiffre d’affaires à fin décembre (+5% à taux de change constant). A Zurich, Richemont a avancé de 3% mercredi. Une tendance également encouragée par Burberry qui s’est octroyé 4,8% à Londres tandis que ses ventes ont gonflé au prix fort au troisième trimestre après l’abandon progressif de ses promotions afin d’améliorer son image. 

 

Vendredi, LVMH a suivi cette tendance en clôturant avec une hausse de 0,77%, Hermès est resté stable, mais Kering en revanche a affiché un repli de 1,13%.

 

La dégradation de la situation sanitaire a de lourdes conséquences depuis ce début d’année. En effet, le CAC 40 se trouve au plus bas depuis un mois et poursuit son recul au fil des semaines. Le Cac 40 a ainsi aligné une deuxième semaine de baisse d’affilée.

 

La Chine connait une grave résurgence du virus. En France, un test va être imposé à tout voyageur et un 3ème confinement se profile. Aux Etats-Unis, ce dernier fera l’objet d’une quarantaine, et en Europe, la situation est « très grave » dans l’ensemble, selon la présidente de la Commission européenne. Au Royaume-Uni, Boris Johnson n’a pas exclu le prolongement de l’actuel confinement jusqu’à l’été.

 

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Entre difficultés de déploiement des vaccins et apparitions de variants du virus, les investisseurs ont de plus en plus de raisons de demeurer méfiants, d’autant plus que les gouvernements déploient des durcissements des mesures actuelles. 

 

À noter que la situation politique italienne n’est pas sans influence dans l’esprit des investisseurs : la possibilité d’élections législatives anticipées a été évoquée alors que le Premier ministre ne possède toujours pas de majorité claire au Sénat.

 

Tous ces facteurs engendrent ainsi une méfiance dans l’esprit des investisseurs, bloquant les marchés européens mais pas les marchés américains.

 

L’incertitude touchant la situation sanitaire, mais aussi des situations telles que le Brexit ou les élections italiennes, rendent compliqué la conception de pronostics.

 

Lire aussi > BOURSE : LE CAC 40 RECULE DE 0,44 % A LA CLOTURE, A 5564,60 POINTS

 

Photo à la Une : © Presse

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