Maison Ullens, la marque de mode de luxe belge placée en liquidation

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La marque de prêt-à-porter féminin de luxe fondée en 2009 par la baronne Myriam Ullens, assassinée en mars dernier par son beau-fils, est, d’après les informations publiées sur le site de la Banque Nationale belge, en procédure de « dissolution volontaire-liquidation ». Le gouffre économique que représentait sa gestion comme le choc psychologique du drame explique cette décision.

 

Maison Ullens était un acteur important de la mode de luxe en Belgique, disposant notamment de plusieurs boutiques en propre aux Etats-Unis. Pour autant, la douleur de la perte tragique de sa fondatrice et les dettes à éponger étaient bien trop importantes pour entrevoir un avenir serein.

 

Une Maison de luxe frappée dans chair

 

Toute disparition subite du fondateur d’une Maison de luxe n’entraîne pas nécessairement la mort de la marque en question. Ainsi, malgré leur assassinat au pied de leur domicile,  Maurizio Gucci et Gianni Versace – respectivement en mars 1995 et juillet 1997 – n’ont pas pour autant tué leurs marques éponymes. Pas plus que la mort naturelle de Christian Dior et Yves Saint Laurent, respectivement en octobre 1957 et juin 2008. 

 

Pour autant, les Maisons de luxe ont peut être trouvé le secret de l’immortalité : la dépersonnalisation de la marque en supprimant le patronyme du créateur. Si Paco Rabanne est l’une des dernières griffes de luxe à avoir sauté le pas en devenant Rabanne, la fondatrice de Maison Ullens connaissait aussi l’astuce. En effet, un an après sa fondation, la marque a tronqué l’acronyme MUS de Myriam Ullens de Schooten pour prendre son nom définitif. La baronne était loin de se douter de ce qui allait advenir. 

 

En mars 2023, Myriam Ullens de Schooten Whettnall est abattue devant chez elle par son beau-fils Nicolas Ullens sur fond de désaccords familiaux lié à l’héritage, selon une information du parquet du Brabant wallon, la province francophone où s’est produit le drame. 

 

Guy et Myriam Ullens © UCCA, 2007

 

Dès lors s’est posée la question de poursuivre ou non une aventure entrepreneuriale lancée il y a quatorze ans. 

 

Tout est né d’une croisière entre l’Europe et Beijing. C’est là que Myriam Lechien rencontre en la personne du baron Guy Ullens son époux et premier soutien de sa marque de mode éponyme. 

Lui a fait fortune dans le pétrole – via l’entreprise familiale la raffinerie Tirlemontoise –  puis l’agroalimentaire, elle est cliente de la haute couture et collectionneuse d’art contemporain. 

 

Une passion les rassemble et qui sera d’ailleurs la source d’inspiration clé de cette marque en devenir : la voile

Bénéficiant des conseils du créateur de mode Haider Ackermann deux ans durant, la baronne lance sa marque de prêt-à-porter féminin à Anvers en 2009

 

La collection se découpe alors en trois univers : une dominance liée au voyage complétée par un sportswear chic et une mode plus urbaine. 

Cultivant un luxe discret, Maison Ullens n’en est pas moins devenue réputée pour la qualité de ses cuirs et de ses mailles

Au cours de son histoire, la marque comptait parmi ses éminents clients Catherine Deneuve ou encore Melania Trump, alors première dame des Etats-Unis. 

 

© Maison Ullens

 

La marque venait de s’offrir en début d’année les services de l’ancien assistant de Dries Van Noten, Christian Wijnants, en tant que troisième directeur artistique. Celui-ci avait apporté des coloris plus francs et travaillé des pièces plus volumineuses que d’ordinaire (manteaux et doudounes pour la collection hiver 2023-2024). 

 

Pour autant le drame a laissé une trace indélébile auprès du mari et des équipes, au point que  « plus personne ne voulait continuer », d’après le média belge Sudinfo.

 

Mais derrière l’impact émotionnel, c’est bien l’impact financier qui s’est avéré décisif comme le relate la presse, faisant état des lourdes dettes qui pesaient sur la marque tant en raison de sa stratégie de distribution que de sa réorganisation. 

 

Une dette difficilement surmontable

 

Le dernier rapport financier montre que la Maison de prêt-à-porter de luxe était déjà fragilisée avant le décès de sa fondatrice, les pertes s’élevant à près de 10,6 millions d’euros

 

Un montant exorbitant pour pouvoir maintenir à flot l’entreprise pour l’époux de la défunte Guy Ullens de Schooten

 

Celui-ci avait déjà injecté plus de 85 millions d’euros dans l’entreprise ces dernières années, comme le rapporte le Gazet van Antwerp. 

 

Dès 2017, la marque a pourtant revu son organisation en internalisant son studio créatif, renonçant ainsi aux collaborations extérieures. De son côté, l’époux de Myriam Ullens s’est séparé du Ullens Center for Contemporary Art (UCCA), son musée d’art contemporain en Chine ainsi que de sa collection privée. Il semble malgré tout comme le relate plusieurs medias que le train de vie dispendieux du couple – fait notamment de croisières en superyatchs – ai érodé leur fortune. 

 

Par ailleurs, la stratégie de distribution de la marque a pu accentuer les difficultés

Distribuée dans une cinquantaine de multi-marques, la Maison disposait également au moment du drame, de trois boutiques en propre, en France et aux Etats-Unis. 

Présente dès 2013 à Aspen, la station de ski huppée du Colorado, Maison Ullens avait ouvert en 2020 un flagship de 89 mètres carrés à New York, en plein cœur du quartier de Madison Avenue. 

La Maison a bien tenté de diminuer ses coûts en rationalisant ses points de vente physiques, avec la fermeture de la boutique de Londres, mais cela n’aura pas suffit. 

 

© Maison Ullens

 

L’autre point de dépense majeur concerne les matières nobles employées dans les collections avec une fabrication essentiellement italienne : cuir, shearling, soie et cachemire. Là encore, la marque s’est recentré sur son coeur de métier – le pret-à-porter féminin – pour abandonner les collections hommes, les chaussures et même dernièrement la maroquinerie. 

 

Âgé de 88 ans, le milliardaire Guy Ullens de Schooten a finalement décidé de jeter l’éponge en juin dernier, cherchant à vendre l’entreprise tout comme la villa d’Ohain dans la banlieue verte de Bruxelles – une demeure de 1 510 m² conçu par l’architecte Corbiau – à proximité de laquelle son épouse a été assassinée. 

 

C’est ainsi qu’une page se tourne au royaume de Belgique. 

Lire aussi > Disparition de Myriam Ullens : une femme aux 100 vies

 

Photo à la Une :  ©Presse [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row njt-role= »not-logged-in »][vc_column][vc_column_text]

 

La marque de prêt-à-porter féminin de luxe fondée en 2009 par la baronne Myriam Ullens, assassinée en mars dernier par son beau-fils, est, d’après les informations publiées sur le site de la Banque Nationale belge, en procédure de « dissolution volontaire-liquidation ». Le gouffre économique que représentait sa gestion comme le choc psychologique du drame explique cette décision.

 

Maison Ullens était un acteur important de la mode de luxe en Belgique, disposant notamment de plusieurs boutiques en propre aux Etats-Unis. Pour autant, la douleur de la perte tragique de sa fondatrice et les dettes à éponger étaient bien trop importantes pour entrevoir un avenir serein.

 

Une Maison de luxe frappée dans chair

 

Toute disparition subite du fondateur d’une Maison de luxe n’entraîne pas nécessairement la mort de la marque en question. Ainsi, malgré leur assassinat au pied de leur domicile,  Maurizio Gucci et Gianni Versace – respectivement en mars 1995 et juillet 1997 – n’ont pas pour autant tué leurs marques éponymes. Pas plus que la mort naturelle de Christian Dior et Yves Saint Laurent, respectivement en octobre 1957 et juin 2008. 

 

Pour autant, les Maisons de luxe ont peut être trouvé le secret de l’immortalité : la dépersonnalisation de la marque en supprimant le patronyme du créateur. Si Paco Rabanne est l’une des dernières griffes de luxe à avoir sauté le pas en devenant Rabanne, la fondatrice de Maison Ullens connaissait aussi l’astuce. En effet, un an après son lancement, la marque a tronqué l’acronyme MUS de Myriam Ullens de Schooten pour prendre son nom définitif. La baronne était loin de se douter de ce qui allait advenir. 

 

En mars 2023, Myriam Ullens de Schooten Whettnall est abattue devant chez elle par son beau-fils Nicolas Ullens sur fond de désaccords familiaux lié à l’héritage, selon une information du parquet du Brabant wallon, la province francophone où s’est produit le drame. 

 

Guy et Myriam Ullens © UCCA, 2007

 

Dès lors s’est posée la question de poursuivre ou non une aventure entrepreneuriale lancée il y a quatorze ans. 

 

Tout est né d’une croisière entre l’Europe et Beijing. C’est là que Myriam Lechien rencontre en la personne du baron Guy Ullens son époux et premier soutien de sa marque de mode éponyme. 

Lui a fait fortune dans le pétrole – via l’entreprise familiale la raffinerie Tirlemontoise –  puis l’agroalimentaire, elle est cliente de la haute couture et collectionneuse d’art contemporain. 

 

Une passion les rassemble et qui sera d’ailleurs la source d’inspiration clé de cette marque en devenir : la voile

Bénéficiant des conseils du créateur de mode Haider Ackermann deux ans durant, la baronne lance sa marque de prêt-à-porter féminin à Anvers en 2009

 

La collection se découpe alors en trois univers : une dominance liée au voyage complétée par un sportswear chic et une mode plus urbaine. 

Cultivant un luxe discret, Maison Ullens n’en est pas moins devenue réputée pour la qualité de ses cuirs et de ses mailles

Au cours de son histoire, la marque comptait parmi ses éminents clients Catherine Deneuve ou encore Melania Trump, alors première dame des Etats-Unis. 

 

© Maison Ullens

 

La marque venait de s’offrir en début d’année les services de l’ancien assistant de Dries Van Noten, Christian Wijnants, en tant que troisième directeur artistique. Celui-ci avait apporté des coloris plus francs et travaillé des pièces plus volumineuses que d’ordinaire (manteaux et doudounes pour la collection hiver 2023-2024. 

 

Pour autant le drame a laissé une trace indélébile auprès du mari et des équipes, au point que  « plus personne ne voulait continuer », d’après le média belge Sudinfo.

 

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La marque de prêt-à-porter féminin de luxe fondée en 2009 par la baronne Myriam Ullens, assassinée en mars dernier par son beau-fils, est, d’après les informations publiées sur le site de la Banque Nationale belge, en procédure de « dissolution volontaire-liquidation ». Le gouffre économique que représentait sa gestion comme le choc psychologique du drame explique cette décision.

 

Maison Ullens était un acteur important de la mode de luxe en Belgique, disposant notamment de plusieurs boutiques en propre aux Etats-Unis. Pour autant, la douleur de la perte tragique de sa fondatrice et les dettes à éponger étaient bien trop importantes pour entrevoir un avenir serein.

 

Une Maison de luxe frappée dans chair

 

Toute disparition subite du fondateur d’une Maison de luxe n’entraîne pas nécessairement la mort de la marque en question. Ainsi, malgré leur assassinat au pied de leur domicile, Maurizio Gucci et Gianni Versace – respectivement en mars 1995 et juillet 1997 – n’ont pas pour autant tué leurs marques éponymes. Pas plus que la mort naturelle de Christian Dior et Yves Saint Laurent, respectivement en octobre 1957 et juin 2008. 

 

Pour autant, les Maisons de luxe ont peut être trouvé le secret de l’immortalité : la dépersonnalisation de la marque en supprimant le patronyme du créateur. Si Paco Rabanne est l’une des dernières griffes de luxe à avoir sauté le pas en devenant Rabanne, la fondatrice de Maison Ullens connaissait aussi l’astuce. En effet, un an après son lancement, la marque a tronqué l’acronyme MUS de Myriam Ullens de Schooten pour prendre son nom définitif. La baronne était loin de se douter de ce qui allait advenir. 

 

En mars 2023, Myriam Ullens de Schooten Whettnall est abattue devant chez elle par son beau-fils Nicolas Ullens sur fond de désaccords familiaux lié à l’héritage, selon une information du parquet du Brabant wallon, la province francophone où s’est produit le drame. 

 

Guy et Myriam Ullens © UCCA, 2007

 

Dès lors s’est posée la question de poursuivre ou non une aventure entrepreneuriale lancée il y a quatorze ans. 

 

Tout est né d’une croisière entre l’Europe et Beijing. C’est là que Myriam Lechien rencontre en la personne du baron Guy Ullens son époux et premier soutien de sa marque de mode éponyme. 

Lui a fait fortune dans le pétrole – via l’entreprise familiale la raffinerie Tirlemontoise –  puis l’agroalimentaire, elle est cliente de la haute couture et collectionneuse d’art contemporain. 

 

Une passion les rassemble et qui sera d’ailleurs la source d’inspiration clé de cette marque en devenir : la voile

Bénéficiant des conseils du créateur de mode Haider Ackermann deux ans durant, la baronne lance sa marque de prêt-à-porter féminin à Anvers en 2009

 

La collection se découpe alors en trois univers : une dominance liée au voyage complétée par un sportswear chic et une mode plus urbaine. 

Cultivant un luxe discret, Maison Ullens n’en est pas moins devenue réputée pour la qualité de ses cuirs et de ses mailles

Au cours de son histoire, la marque comptait parmi ses éminents clients Catherine Deneuve ou encore Melania Trump, alors première dame des Etats-Unis. 

 

© Maison Ullens

 

La marque venait de s’offrir en début d’année les services de l’ancien assistant de Dries Van Noten, Christian Wijnants, en tant que troisième directeur artistique. Celui-ci avait apporté des coloris plus francs et travaillé des pièces plus volumineuses que d’ordinaire (manteaux et doudounes pour la collection hiver 2023-2024. 

 

Pour autant le drame a laissé une trace indélébile auprès du mari et des équipes, au point que  « plus personne ne voulait continuer », d’après le média belge Sudinfo.

 

Mais derrière l’impact émotionnel, c’est bien l’impact financier qui s’est avéré décisif comme le relate la presse, faisant état des lourdes dettes qui pesaient sur la marque tant en raison de sa stratégie de distribution que de sa réorganisation. 

 

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Victor Gosselin
Victor Gosselin est journaliste spécialisé luxe, RH, tech, retail et consultant éditorial. Diplômé de l’EIML Paris, il évolue depuis 9 ans dans le luxe. Féru de mode, d’Asie, d’histoire et de long format, cet ex-Welcome To The Jungle et Time To Disrupt aime analyser l’info sous l’angle sociologique et culturel.

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