Dans un communiqué publié le jeudi 21 mai, Birkenstock a annoncé sa volonté de racheter pour 250 millions de dollars de ses propres actions. Une décision qui fait suite à une chute de son titre.
«La dynamique de marché à court terme a créé, selon nous, un véritable décalage entre notre cours de Bourse et la solidité de nos fondamentaux», a expliqué Oliver Reichert, PDG de Birkenstock. Dans un communiqué publié jeudi, le chausseur allemand soutenu par LVMH, via le fonds L Catterton, a annoncé avoir confié un mandat à la banque Goldman Sachs afin de racheter pour 250 millions de dollars de ses propres actions.
«Dans le contexte actuel, nous estimons que mobiliser notre importante trésorerie pour racheter nos propres actions représente l’allocation de capital la plus pertinente et la plus attractive», s’est justifié Oliver Reichert.
Depuis le début de l’année, le titre de Birkenstock a chuté de plus de 18%. Rien que le 13 mai dernier, ses actions avaient baissé de 13%. La société s’est pourtant montrée confiante à la suite de cette décision et a quand même réaffirmé ses prévisions de croissance de chiffre d’affaires annuel, comprises entre 13% et 15% à taux de change constant, a rappelé l’agence de presse Reuters.
Toujours d’après l’agence de presse, l’action Birkenstock a bondi de près de 17% directement après l’annonce du fabricant de sandales du rachat de ses propres actions. Ce programme accéléré devrait être finalisé d’ici au 30 juin prochain.
Une perte de six millions d’euros
Tout comme la majorité du secteur de l’habillement, Birkenstock est frappé de plein fouet par un contexte géopolitique marqué par les droits de douane de Donald Trump et par le conflit au Moyen-Orient. Oliver Reichert avait d’ailleurs déclaré que l’inflation liée à la guerre freinait les dépenses de consommation.
«Nous sommes confrontés à de multiples conflits au Moyen-Orient, qui perturbent les chaînes d’approvisionnement mondiales et entraînent une hausse des coûts énergétiques », a-t-il raconté lors d’une conférence téléphonique sur les résultats.
La société allemande a enregistré pour le second trimestre de 2026 un chiffre d’affaires de 618,3 millions d’euros, des résultats en dessous de l’estimation moyenne des analystes à 620,07 millions d’euros, selon les données de la Bourse de Londres. Birkenstock a également signalé une perte de 6 millions d’euros sur son segment Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), en raison des perturbations des expéditions vers cette région et d’une baisse de la demande liée au conflit.
Quels obstacles à la croissance ?
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Image à la Une : © Jakob Owens/UNSPLASH
