Luxe : des freins à l’horizon en 2024

Selon une étude menée par la Banque d’investissement mondiale RBC Capital Markets, le secteur du luxe pourrait connaître un ralentissement en 2024. Les conditions économiques actuelles, marquées par une inflation généralisée et des taux d’intérêt élevés, suscitent des inquiétudes quant à la demande des consommateurs en Europe, en Chine et aux États-Unis.

 

Après plusieurs années de croissance exceptionnelle, l’industrie du luxe pourrait bientôt faire face à un ralentissement, selon les indications de la banque d’investissement mondiale RBC Capital Markets. Des signes précoces de vents contraires sont déjà visibles, avec la chute récente de 7 % du cours de l’action de LVMH, le lendemain de l’annonce de ses résultats trimestriels, marquant la plus importante baisse depuis le début de 2020.

 

Les analystes ont également commencé à réviser leurs prévisions, anticipant une correction du marché qui entraînera une croissance plus lente au cours des prochains trimestres que lors des trois dernières années.

 

Le marché du luxe, dans son ensemble, se situe actuellement environ 25 % au-dessus du niveau de 2019, avec des taux de croissance récents nettement supérieurs à la moyenne pour la plupart des entreprises. « Ce n’est pas durable, et nous prévoyons des tendances de croissance des revenus plus modérées à partir de maintenant », partage RBC.

 

Cibler les consommateurs

 

Un facteur essentiel contribuant à cette récession est la diminution des « consommateurs aspirants », c’est-à-dire des individus relativement peu fortunés mais  pour qui les achats de luxe sont  un moyen de construire son image.  Ce groupe de clients, qui effectue généralement quelques achats par an, privilégie des articles de luxe plus abordables, tels que des accessoires. Leur réduction des dépenses dans le secteur du luxe cette année a eu un impact sur la majorité des Maisons. Cette tendance est particulièrement évidente aux États-Unis depuis le début de l’année, avec des entreprises comme Kering et LVMH, qui attribuent leurs performances médiocres aux États-Unis au recul de la demande de la part de ces consommateurs aspirants.

 

Autrefois une cible majeure, ce groupe de clients semble avoir été négligé par les marques de luxe qui ont continué d’augmenter leurs prix, et privilégié  les consommateurs qui peuvent se permettre de tels achats malgré l’inflation. Avec la montée du coût de la vie et l’appréhension d’une récession, les clients aspirationnels réfléchissent désormais à deux fois avant de se faire plaisir avec des achats de luxe. Cette tendance a un impact significatif sur les marques de luxe, car ces derniers représentent 40 % de la clientèle du luxe à l’échelle mondiale.

 

Impact de l’inflation

 



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Photo à la Une : ©Louis Vuitton

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Hugues Reydellet
Hugues Reydellet est un jeune journaliste passionné, dont les sujets de prédilection sont l'économie, la culture, la gastronomie, mais aussi l'automobile et le sport. Avec une plume acérée et une curiosité insatiable, Hugues est constamment à la recherche de nouvelles informations brûlantes à rapporter.

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