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Comment l’industrie du luxe a finalement appris à aimer le hip-hop ?

Comment l’industrie du luxe a finalement appris à aimer le hip-hop ?

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Les rappeurs et autres artistes de la scène hip-hop ont beaucoup été rejetés par les marques de luxe, mais aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse qu’on observe. A quoi vaut ce revirement ?

 

Couronné d’une auréole d’épines sertie de diamants signée Tiffany & Co et drapé de Louis Vuitton, Kendrick Lamar, l’un des musiciens les plus en vogue de sa génération, était au premier rang du défilé de mode masculine printemps-été 2023 de Louis Vuitton en juin dernier. Et ce aux côtés de l’emblématique top model Naomi Campbell. Lors du show, il ne s’est pas contenté de regarder : il a aussi interprété 4 titres de son dernier album. Le défilé s’est ensuite terminé par un hommage vocal et visuel touchant à Virgil Abloh, en point d’orgue d’un évènement empreint de symbolique :  celui-ci s’est tenu à la Cour Carré du musée du Louvre, précisément là où Virgil Abloh avait organisé son tout premier défilé en tant que directeur artistique pour la maison française.

 

Cette scène était une démonstration éloquente de l’alliance moderne entre l’industrie du luxe et du hip-hop. Pour ceux qui ont été témoins de la naissance de ce mouvement musical il y a près de 50 ans, dans l’indifférence la plus totale du monde du luxe, l’adoption de cette forme d’art noire par une Maison aussi prestigieuse, était presque surréaliste. Il ne s’agit pourtant pas d’un long fleuve tranquille : ce mariage heureux a d’abord été fait d’appropriations et de fertilisation croisée.

 

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Photo à la Une : © Louis Vuitton

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