Symbole ultime de l’art de vivre à la française, la distinction Palace n’est jamais acquise. Cette année, trois établissements emblématiques perdent leur couronne tandis qu’une nouvelle génération d’adresses d’exception rejoint l’élite du luxe hôtelier.
C’est un séisme économique et d’image qui a agité la place de Paris et la côte basque. Trois fleurons de l’hospitalité haut de gamme se sont vus retirer leur distinction Palace, rejoignant le rang, pourtant déjà prestigieux, de « simples » hôtels 5 étoiles : le Park Hyatt Paris-Vendôme, inauguré au début des années 2000 et pionnier du luxe contemporain épuré de la rue de la Paix, le Mandarin Oriental Paris, réputé pour son architecture moderne et son jardin intérieur, et l’Hôtel du Palais à Biarritz, l’ancienne résidence impériale d’Eugénie de Montijo, joyau historique qui a pourtant subi une rénovation colossale à près de 80 millions d’euros.
Pour ces trois institutions, ce déclassement représente un impact commercial immédiat auprès des tour-opérateurs premium et de la clientèle ultra-fortunée (UHNWI), pour qui le mot « Palace » fait office de garantie absolue.
Le club des élus : qui reste au Panthéon du luxe ?
À l’issue des récentes sessions de la Commission d’Atout France, le cercle des palaces français compte un peu plus d’une trentaine d’établissements à travers le territoire, répartis principalement entre Paris, la Côte d’Azur, les Alpes (Courchevel) et quelques joyaux régionaux.
À Paris, neuf adresses iconiques ont vu leur statut conforté pour les trois prochaines années : le Four Seasons Hôtel George V, l’Hôtel de Crillon, l’Hôtel La Réserve, le Bristol, le Meurice, The Peninsula, le Plaza Athénée, le Royal Monceau et le Mandarin Oriental Lutetia Paris.
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Photo à la Une : © L’hôtel du Palais – Biarritz
