La Maison du Savoir-Faire et de la Création et Promas, l’office français de promotion de l’habillement masculin, lancent Trait d’Union. Ce programme d’accélération unique, réalisé en partenariat avec le Groupement de la Fabrication Française et avec le soutien du DEFI, vise à reconnecter cinq marques de mode aux ateliers de confection français. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 3 novembre pour candidater sur la plateforme traitdunion-mode.fr.
Alors que la Salon du Made in France (MIFexpo) s’apprête à ouvrir ses portes pour quatre jours à partir du 6 novembre prochain, Trait d’Union, programme d’accélération impulsé par La Maison du Savoir-Faire et de la Création et Promas, l’office français de promotion de l’habillement masculin lance son appel à candidature.
Objectif : identifier et accompagner cinq acteurs de la mode résolus à développer le made in france, à raison de 30% de leur production au minimum.
Un programme inédit
Pensé comme un accélérateur opérationnel, Trait d’Union souhaite accompagner, dès janvier 2026, cinq marques créatives françaises dans l’élaboration de leur collection Printemps-Été 2027, avec un objectif clair : produire au minimum 30 % de leur collection en France.
Ce programme inédit est porté par Promas, en collaboration avec la Maison du Savoir-Faire et de la Création, le Groupement de la Fabrication Française (membres de l’UFIMH) et soutenu par le DEFI. Il cherche à reconnecter les marques de mode françaises aux ateliers de fabrication locaux, en valorisant les métiers modernes de la confection comme moteurs d’innovation, de désir et de soutien à la création.
Les cinq entreprises sélectionnées auront la chance de bénéficier d’un accompagnement stratégique et opérationnel sur mesure d’une durée de 12 mois.
Coaching individuel (structuration de la collection, positionnement, stratégie produit), mise en relation directe avec les ateliers français les plus adaptés à leur collectionning, évaluation financière (dont besoins et structuration des prix), soutien marketing (storytelling, image, activation presse et digitale) et conseil sur la stratégie commerciale et la distribution sont au programme.
Des profils candidats précis
Ce programme à la fois exigeant et généreux ne s’adresse toutefois pas à la première jeune pousse venue.
Au contraire, Trait d’Union est destinée en premier lieu à des acteurs français installés. En effet trois piliers conditionnent la sélection : la solidité financière (chiffre d’affaires supérieur à 500 000 €), la structuration commerciale de la marque, et la pertinence du projet créatif et industriel, notamment dans sa capacité à intégrer une production significative en Made in France.
Une narration sensible du Made in France
Au-delà de son programme d’accompagnement, Trait d’Union met également en lumière les gestes, les visages et les voix de ceux qui créent et de ceux qui fabriquent la mode en France. Pour y parvenir, Trait d’Union propose une multiplicité de formats éditoriaux et notamment une série documentaire grand public, des portraits de créateurs, des rencontres d’ateliers ou encore des vidéos immersives.
L’idée est de donner à voir une filière vivante, inventive et profondément humaine. Pour rappel, d’après une étude menée par le DEFI et l’institut français de la mode (IFM) en 2024, la part du made in France est estimée à 79 millions de pièces, soit 3,3% du marché de la mode française en volume. La filière continue de se heurter à un plafond de verre où les intentions d’achat des français (entre 70 et 80% se disent « intéressés » par le made in France) entre en confrontation avec l’inflation et un pouvoir d’achat en berne.
Le secteur du luxe n’est pas immunisé face à cette crise du made in france : le dernier chausseur français Robert Clergerie, liquidé en avril a finalement été racheté par un acteur désireux de délocaliser la production.
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Photo à la Une : Ramses Cervantes/Unsplash