Solférino Paris, la nouvelle et première Maison du français Interparfums, jusqu’alors spécialiste des fragrances sous licence, vient d’ouvrir son premier magasin dans la prestigieuse rue Saint Honoré, au N°310.
Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ?
Interparfums ne semble pas adhérer à la célèbre phrase d’Alfred de Musset…Et il a au contraire choisi avec soin des écrins de prestige pour accueillir sa première collection de Parfums haut de gamme en nom propre.
Première marque de Haute Parfumerie pour Interparfums
Fin 2024, le spécialiste français des fragrances sous licence pour des Maisons comme Coach, Jimmy Choo, Montblanc ou Lacoste, avait annoncé le lancement de sa propre marque de Haute Parfumerie, baptisée Solférino Paris. Soit le nom de la rue où Interparfums a déménagé ses bureaux, au Numéro 10, dans l’ancien QG du parti socialiste.
Ce hasard qui le lie aux fondateurs de l’impôt sur la fortune n’empêche pas Interparfums d’assumer le positionnement, volontairement haut de gamme, de sa nouvelle Maison. Ses eaux de parfums sont ainsi commercialisées depuis juillet dernier dans le drugstore Publicis, sur les Champs Elysées, et le seront bientôt sur un site en ligne, aux prix respectifs de 160 € pour le format en 70 ml et 260 € pour celui en 125 ml.

Pour mettre en valeur sa dizaine de premiers jus, Solférino Paris vient d’ouvrir sa première boutique dans une artère réputée du luxe, au 310 de la rue St Honoré, dans le premier arrondissement de la capitale. Une rue où se sont déjà installés les parfumeurs Serge Lutens, Parfums de Marly, BDK Parfums ou Initio Parfums Privés, installés sur un segment de niche ou premium…
Clin d’œil aux hôtels particuliers parisiens
Ce premier flagship très raffiné, associant beige crème et touches subtiles de doré, fait appel aux matériaux nobles et motifs décoratifs des hôtels particuliers parisiens, de la pierre de taille au sol à damiers en passant par des miroirs, moulures et autres alcôves en velours vert.
Ce point de vente se compose de deux espaces, un premier de 30 m2 consacré à la vente proprement dite, et un salon plus cosy de 18 mètres carrés, séparés par un présentoir central.

Sur ce dernier ainsi que sur des tables, les visiteurs pourront découvrir les eaux de parfum et bougies parfumées signés Solférino Paris.
“Tout au long du parcours, les experts parfums Solférino Paris accompagnent chaque visiteur dans un voyage sensoriel guidé par les matières d’exception, les émotions et les inspirations parisiennes”, explique la nouvelle Maison.
Des packagings aussi soignés que le flagship
Les écrins des jus ont eux-mêmes font l’objet d’une attention tout aussi poussée que le premier flagship de Solférino Paris.
Pour le flacon et l’emballage secondaire, il a été fait appel à l’agence de création Carré Basset. Elle aussi parisienne, elle s’est également inspirée de l’architecture des hôtels particuliers parisiens. Gravé du sceau S10 de Solferino Paris, le flacon, réalisé par le verrier Pochet du Courval, présente une silhouette fuselée aux facettes arrondies, tandis que le haut de son bouchon, en forme de soleil, signé Codiplas, surmonte un ruban vert entourant le col, fourni par Meiyume.

Un ruban gros-grain vert, orné lui du sceau S10, qu’on retrouve en guise de fermeture pour le coffret très sobre fabriqué par Doro, doté latéralement de doubles moulages et sur le verso, d’une illustration poétique.
Dix eaux de parfums non genrés
A l’intérieur de tous ces contenants précieux, se logent d’ores et déjà les dix premières eaux de parfums de Solférino Paris.
Numérotées de 01 à 10, celles-ci sont autant de clins d’œil à Paris, élaborés par des nez expérimentés.
Parmi ceux-ci, quatre femmes ont collaboré en solo à ce premier opus. Nathalie Lorson (DSM Firmenich) a imaginé Rêverie sur Seine 01, un néroli boisé; Shyamala Maisondieu (Givaudan), Un Baiser Place Vendôme 08, un santal irisé associant graines d’angélique, bois de santal et fève tonka; Anne Flipo (IFF), Coup de Foudre Quai Voltaire 09, un mélange ambré et boisé et enfin, Amandine Clerc-Marie (DSM Firmenich), L’été Avenue Gabriel, à base de poivre rose, mirabelle et daim.

Côté nez masculins, Antoine Maisondieu (Givaudan) a signé 10, Solférino, une rose florale; Jean-Christophe Hérault (IFF), Thé Au Palais Royal, une composition à base de bergamote, thé oolong, vétiver et musc; Jordi Fernandez (Givaudan) a associé le safran, la rose, le benjoin et un accord de cuir noir au coeur de Folies À Montmartre.
A l’origine d’Un Samedi À Paris, un boisé gourmand, on trouve Tanguy Guesnet (IFF) et derrière Paris Radieux, associant jasmin et vanille, Yann Vasnier (Givaudan).
Enfin, un duo, Coralie Spicher et Fabrice Pellegrin (DSM Firmenich) a réalisé un oud ambré, baptisé Minuit Rue Princesse.
Une équipe paritaire de talent pour autant de fragrances non genrées, susceptibles de plaire à un large spectre d’odorats exigeants.
Contexte en demi-teinte chez Interparfums
Ce lancement intervient dans un contexte en demi-teinte pour Interparfums. Après un exercice 2024 faste, Interparfums avait dévoilé, fin juillet, un bon premier semestre 2025, avec un chiffre d’affaires en hausse de +5,8 % (à taux de change courants) à 447 millions d’€ . Ses affaires ont cependant nettement décéléré au deuxième trimestre avec des ventes consolidées en hausse de seulement + 0,7 % à 211 millions d’€.
Et Philippe Benacin, le PDG d’Interparfums, s’était montré prudent au moment d’aborder le second semestre. “Compte tenu de l’appréciation de l’euro par rapport au dollar américain constatée depuis le printemps, notre objectif de chiffre d’affaires 2025 devrait retrouver la fourchette basse de notre estimation initiale, de l’ordre de 910 M€” avait-il projeté.
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Photo à la Une : © Interparfums