Le jouet-peluche de Pop Mart et version démoniaque du kiki des années 1980 avait pour habitude d’être utilisé comme parure de sac par nombre de célébrités sur les réseaux sociaux. Le voilà au cœur de la nouvelle collection capsule du malletier Moynat avec l’artiste Kasing Lung, créateur de The Monsters, un livre dont les illustrations ont lancé la vibe Labubu.
Le petit monstre à grandes dents alias Labubu était jusqu’ici l’objet d’un mariage forcé avec le luxe. Utilisé à ses dépends comme parure de sacs, le jouet-peluche a vu sa cote flamber et les plus rares s’arracher sur le marché de la revente.
Avec la collection capsule de l’artiste Kasing Lung, créateur de The Monsters pour Moynat, malletier fondé en 1849, c’est la première fois qu’une Maison de luxe – qui plus est, du groupe LVMH – rend ouvertement hommage au phénomène Labubu, confirmant la volonté du secteur de devenir un vecteur “culturel” à part entière.
Le premier chapitre de cette collaboration s’ouvre début octobre, parallèlement au 10e anniversaire de The Monsters. La capsule, à base de sacs et de petite maroquinerie aux couleurs des Labubu, sera quant à elle disponible en exclusivité dans les boutiques Moynat de certaines villes de fin 2025 à début 2026.
Entre art et savoir-faire
La collection capsule avec Kasing Lung se compose de sacs fourre-tout disponibles en petite, moyenne et grande tailles mais aussi de sacs Hobo, de Mini 48h ainsi que de sacs Mignon très exclusifs.

La collection s’étend à la petite maroquinerie, des porte-cartes, aux étuis pour passeports, en passant par des breloques. Moynat, très ancré dans le voyage par son métier de malletier, a pour habitude d’avoir pour clientèle des citoyens du monde, provenant majoritairement des Etats-Unis, d’Asie et du Moyen-Orient.
Chacune des pièces de la collection est en édition limitée et allie le savoir-faire du malletier Moynat avec la narration puissante et joyeuse de l’artiste Kasing Lung.
Avec ces véritables pièces de collection, la collection s’inscrit dans le sillage des collaborations artistiques qui ont fait la renommée de Louis Vuitton avec notamment Takashi Murakami dès 2003, réaffirmant l’engagement intact du second malletier du groupe LVMH, qu’est Moynat, en faveur de l’art, de l’innovation et du design intemporel.
Père fondateur pop
Pour rendre hommage aux Labubu sans verser dans la facilité, le malletier Moynat est remonté aux sources du phénomène en faisant appel à Kasing Lung.
C’est en puisant son inspiration dans le folklore et la mythologie nordiques que cet artiste a créé des personnages de dessins animés et de bandes dessinées qui feront date. Parmi eux, il a dessiné les petits monstres aussi moches que mignons, les Labubu. Une histoire qui tire son origine de The Monsters, une trilogie de livres qui a jeté les bases de tout un univers créatif visuel, bientôt étendu aux œuvres d’art et aux figurines de collection.

Pour sa collection capsule, Moynat a choisi de mettre en valeur certains des personnages les plus populaires créés par Kasing Lung, à savoir Zimomo, King Mon et bien-sûr le Labubu, le tout avec la toile M Signature de la Maison.
Par cette opération, nul doute que le groupe LVMH espère non seulement capitaliser le phénomène Labubu mais aussi offrir un coup de projecteur sur une Maison du groupe méconnue du grand public, rachetée en 2010 par la holding de Bernard Arnault et relancée dans le plus grand secret. Présent dans une dizaine de pays, Moynat dispose de 28 boutiques à travers le monde, 32 si l’on comptabilise les shop-in-shops en grands magasins. En juillet dernier, la Maison a d’ailleurs inauguré son deuxième flagship parisien, cette fois sur l’avenue Montaigne, à deux pas du siège social du Numéro Un du luxe.
Lire aussi > [CHRONIQUE] Labubu : Quand le jouet bouscule les codes du luxe
Photo à la Une : © Moynat