L’Orient Express Corinthian vient d’achever le mâtage de ses trois mâts en carbone, une étape à la fois technique et symbolique signifiant que le navire prend sa forme définitive, avant son départ officiel à l’été 2026.
L’un des grands projets nautiques made in Accor les plus célèbres franchit une étape importante de son histoire : le mâtage. Les mâts, hauts de 69 mètres pour un tirant d’air total de 100 mètres au-dessus de la ligne de flottaison, supportent chacun une voile rigide de 1 500 m², dans le cadre du système SolidSail développé par les Chantiers de l’Atlantique.
Le grand luxe à bord
Long de 220 mètres, ce voilier de luxe est conçu pour accueillir environ 110 à 130 passagers distribués dans 54 suites d’un confort rare. Les suites varient de 45 à 230 m², la taille moyenne étant autour de 70 m², et la suite présidentielle dépassant les 1 400 m².
Parmi les suites, certaines sont duplex avec deux chambres, pouvant accueillir jusqu’à quatre personnes, disposant de grandes terrasses. L’architecture intérieure, dirigée par Maxime d’Angeac, réinterprète l’élégance classique de l’Orient Express et celle des grands paquebots d’antan, avec un soin particulier apporté à la lumière, aux détails décoratifs, aux œuvres d’art, aux textures et à la perception de l’espace.
Côté restauration et divertissement, le navire proposera cinq restaurants sous la direction du chef multi-étoilé Yannick Alléno, huit bars dont un speakeasy de style années 1930, un cabaret de 115 places, un cinéma, un studio d’enregistrement privé, ainsi qu’une marina arrière permettant d’accéder directement à la mer pour activités nautiques. Les espaces bien-être incluent un spa, un gymnase, des salons de beauté, un espace barbier, une piscine de nage et une piscine extérieure.
Les défis de la construction
Outre le mâtage, la construction du Corinthian aura demandé une succession d’étapes complexes : la découpe de l’acier, la pose de la quille, l’assemblage de la coque, le montage des mâts, la mise en place du système SolidSail, la réalisation des installations mécaniques et électriques.
Le défi tient dans l’ampleur : chaque mât doit résister à des forces importantes, tout en étant maniable, inclinable et rotatif pour permettre une adaptation au vent et aux contraintes (ponts, passages, etc.). La gestion thermique, la récupération d’énergie, l’isolation, le confort acoustique, le service de restauration, le bien-être et le divertissement doivent tous répondre à des standards de très haut niveau.

Sous voile seule, l’Orient Express Corinthian pourrait atteindre des vitesses de 17 nœuds, et la propulsion est prévue hybride : en plus des voiles, un moteur dual-fuel fonctionnant au gaz naturel liquéfié sera utilisé comme système de secours ou de soutien selon les conditions.
Les croisières varieront en durée, généralement de deux à huit nuits, permettant des escales prolongées dans des ports prestigieux notamment en Côte d’Azur ou en Sicile. Le lancement officiel reste ainsi prévu pour l’été 2026, avec une première saison en Méditerranée, puis à partir d’octobre 2026, une navigation hivernale vers les Caraïbes.
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Photo à la Une : © Orient Express Sailing Yachts