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Les bourses occidentales reprennent du poil de la bête grâce à la levée des restrictions en Chine

Les bourses occidentales reprennent du poil de la bête grâce à la levée des restrictions en Chine

La levée de bon nombre de restrictions mises en place face à la recrudescence de Covid-19 en Chine a redonné de l’entrain aux marchés boursiers.

 

Les bourses occidentales sortent peu à peu de la pénombre, suite à l’arrêt progressif des restrictions en Chine, notamment à Pékin et à Shanghai. Toutefois l’attention des investisseurs se concentrera prochainement sur la réunion de la Banque centrale européenne jeudi et la publication d’un indice de prix américain vendredi.

 

Les Bourses européennes ont terminé en hausse hier, dans le sillage des places asiatiques, « stimulées par l’assouplissement des restrictions » anti-Covid en Chine, « qui, depuis plus de deux mois, constituaient un obstacle à l’humeur des marchés« , explique Michael Hewson, analyste de CMC Markets. Ce mardi matin, les marchés asiatiques ont peu bougé : les Bourses chinoises ont ouvert en légère baisse et celle de Tokyo progressait de façon modérée, face à une nouvelle baisse du yen.

 

Lundi, Paris a progressé de 0,98%, Francfort de 1,34%, Milan de 1,65% et Londres a gagné 1% après les célébrations du jubilé de la Reine d’Angleterre.

 

À New York, Le Dow Jones a gagné 0,05%, l’indice Nasdaq, à forte composition technologique, a lui pris 0,40%, et l’indice élargi S&P 500, 0,31%. « L’enthousiasme à l’achat s’est calmé » au fil de la séance, ont commenté les analystes de Briefing.com, coupant Wall Street dans son élan.

 

Deux rendez-vous importants

 

Mais cette accalmie sera peut être de courte durée car les vrais points d’attention des marchés sont attendus plus tard cette semaine : jeudi et vendredi avec « une réunion clé de la Banque centrale européenne et un indicateur clé mesurant l’inflation aux États-Unis« , l’indice des prix à la consommation (CPI), indique Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

 

Depuis mars, la banque centrale américaine relève progressivement ses taux directeurs afin de ralentir la demande de la part des consommateurs et des entreprises, permettant ainsi de freiner la flambée des prix. Vendredi, des données solides du marché de l’emploi américain ont réduit à néant l’espoir d’une pause de la Fed dans ses hausses de taux.

 

De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a préféré ne pas se précipiter pour durcir les conditions monétaires en zone euro, pourtant confrontée à un boom de l’inflation qui a atteint 8,1% sur un an en mai.

 

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Lors de la prochaine réunion qui aura lieu jeudi, la BCE devrait décider d’arrêter ses rachats nets de dette, qui ont jusqu’à présent permis de soutenir les marchés avec des liquidités abondantes.

 

«Le plus grand défi pour la BCE cette semaine sera d’essayer de justifier pourquoi elle attend juillet pour agir, compte tenu de l’urgence de la situation», dans un contexte de forte montée des prix aggravée par la guerre en Ukraine, estime Michael Hewson.

 

 

Lire aussi > EN CHINE, LE GOUVERNEMENT LÈVE PEU À PEU LES RESTRICTIONS LIÉES AU COVID-19

 

Photo à la Une : © Depositphotos/ huangcarlos

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