Cinq mois pour s’imprégner des codes de Dior et livrer au monde un défilé amené à faire date. La mission du nord-irlandais de 41 ans est en apparence simple : restaurer la désirabilité de Dior auprès de la jeune génération et au-delà. En cette veille de défilé inaugural, nous vous proposons de rassembler les indices qui permettront de percer à jour la patte Jonathan Anderson et ses influences culturelles égrenées ces derniers mois au détours de campagnes, de nouveaux ambassadeurs et d’un nouveau logo.
Cinq mois, c’est long et c’est court, surtout pour marquer l’histoire des défilés…
Entre sa nomination en avril dernier à la tête des collections Homme, Femme et Haute Couture de Dior et la tenue d’un premier défilé prêt-à-porter femme pour le joyau du groupe LVMH mercredi 1er octobre, le styliste a eu le temps de marquer les esprits et de s’exposer tel un livre ouvert.
Jamais auparavant un créateur n’avait fait autant couler d’encre en amont d’un premier défilé. Star sortante de chez Loewe où il a fait des miracles transformant la Maison en marque culte, Jonathan Anderson n’hésite pas ainsi à faire dialoguer ses références littéraires avec la pop culture et les codes de Dior (New Look, cannage et chaise Napoléon III, gris trianon, sac Lady Dior, parquets Versailles, les fleurs…).
Dernier acte en date mené par le célèbre directeur artistique : l’évolution du logo Dior. Une évolution qui acte un devoir de singularité (et donc de rareté) autant qu’un retour de l’authenticité dans la Maison.
Nouveau logo pour une nouvelle ère
C’est dans une vidéo tournée par le journaliste de mode et documentariste Loic Prigent que Jonathan Anderson a révélé abandonner le logo en lettres capitales de Dior et opérer ainsi un retour dans le temps.
Le styliste a en effet décidé de réintroduire le logo originel, celui-là même créé par le fondateur Monsieur Christian Dior en 1946.

Lire aussi > Paris Fashion Week : prêts pour l’édition du Siècle ?
Photo à la Une : © Christian Dior Couture
