Fondé en 1853, Goyard conteste à Fauré Le Page le droit d’utiliser la date de 1717 dans sa communication. A l’origine fabricant d’armes, ce dernier a en effet disparu en 1992 avant de renaître en 2009 avec une offre de maroquinerie jusqu’alors inexistante. La Cour de justice de l’Union européenne doit trancher le différend.
En général, les vieilles dames préfèrent cacher leur âge…
Mais la règle ne vaut pas dans la Maroquinerie de luxe.
Deux Maisons vénérables –Goyard et Fauré Le Page– se disputent ainsi actuellement le titre de plus vieux maroquinier de France. Une querelle qui ne se fait pas en toute discrétion mais s’étale sur la place publique, en faisant même intervenir les plus hautes juridictions européennes, en l’occurrence la CJUE (Cour de justice de l’Union européenne), qui se penche actuellement sur leur différend.
Fabricant d’armes puis maroquinier
Petit flashback : en 2012, Goyard porte plainte contre Fauré Le Page devant le Tribunal de Grande Instance de Paris. Le Maroquinier parisien, fondé en 1853, estime en effet que son concurrent n’a pas le droit d’utiliser dans sa communication la marque commerciale “1717”. Car si l’entreprise utilise le nom de Fauré Le Page, le fabricant d’armes des origines, fondé lui aussi à Paris mais au début du XVIIIe siècle, a cessé ses activités. Tandis que sa société a été dissoute en 1992.
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Photo à la Une : © Goyard – Faure Lepage
