Le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël continue de secouer les marchés financiers mondiaux. Hausse brutale du pétrole, ruée vers l’or et nervosité des Bourses européennes témoignent de ce climat d’incertitude qui pourrait bien durer.
Ce matin à Paris, l’indice CAC 40 a reculé d’environ 0,7 % à l’ouverture autour de 8 111 points, atteignant un plus bas depuis plus d’un mois, pénalisé les banques comme BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale qui ont reculé jusqu’à 1,6 %.
A Francfort, le DAX a reculé d’environ 0,5 % tandis que le FTSE 100 à Londres a abandonné près de 0,3 %.
Le pétrole flambe
Le principal choc se situe sur le marché de l’énergie : les prix du pétrole poursuivent leur ascension, alimentés par les perturbations de l’approvisionnement dans le Golfe persique. Le baril de Brent a grimpé d’environ 2,9 % à 83,75 dollars et le WTI américain progresse de 3,2 % à 77,08 dollars, signant une cinquième séance consécutive de hausse.
Les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial commencent déjà à se faire sentir sur les marchés énergétiques. Les contrats européens sur le diesel ont atteint un plus haut de 17 mois à 1 130 dollars tandis que certains producteurs comme l’Irak ont réduit leur production d’environ 1,5 million de barils par jour.
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