La récente escalade du conflit qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël a déclenché une onde de choc sur les marchés mondiaux. Après des frappes aériennes ciblées sur le territoire iranien et la mort du guide suprême du pays, Ali Khamenei, la région du Golfe Persique est désormais au cœur d’une crise majeure qui menace l’approvisionnement énergétique global et la stabilité économique internationale.
Ce samedi 28 février restera gravé dans l’histoire : les tensions ont pris une nouvelle tournure autour de l’Iran, après une série de frappes d’Israël avec le soutien des Etats-Unis visant des installations militaires et nucléaires iraniennes. Les autorités iraniennes ont dénoncé une atteinte à leur souveraineté et menacé de ripostes ciblées. De nombreux autres pays du Moyen-Orient se sont retrouvés mêlés au conflit, avec des conséquences aux Emirats Arabes Unis ou au Liban entre autres. Ce regain de confrontation directe ravive ainsi les craintes d’un embrasement plus large au Moyen-Orient, avec des répercussions immédiates sur les marchés financiers et énergétiques…
Une flambée des prix de l’énergie
Au cœur de cette crise, se trouve le détroit d’Ormuz , qui relie le Golfe Persique au golfe d’Oman : il y transite quotidiennement près de 20 à 30 millions de barils de pétrole brut, représentant environ 20 % du commerce pétrolier mondial ainsi qu’une part importante des exportations de gaz naturel liquéfié.
L’Iran a désormais émis des avertissements interdisant aux navires de passer par ce corridor stratégique et menant à une quasi-suspension des transits commerciaux. Les compagnies maritimes ont répondu en évitant la zone, certains grands transporteurs annulant leurs traversées face à la montée vertigineuse des primes d’assurance et aux risques d’attaques.
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