Bottle Odace Longueteau

Longueteau et Odace proposent la bouteille de rhum la plus chère jamais créée

A l’occasion de ses 130 ans, la distillerie guadeloupéenne s’est associée au jeune joaillier Odace pour créer un flacon d’exception contenant un assemblage de ses meilleurs et plus anciens rhums.

 

Comme quasiment tous les alcools, le rhum se bonifie avec l’âge.

 

Ce qui est vrai pour le nectar l’est aussi pour le savoir-faire des acteurs qui le produisent. Et c’est justement pour célébrer ses 130 ans que Longueteau, la plus ancienne distillerie familiale encore en activité en Guadeloupe, a voulu marquer l’occasion par une pièce d’exception : un flacon de rhum, d’une valeur de 130 000 €.

 

L’alliance d’une vieille dame et d’une jeune fille

 

Pour atteindre ce record de “bouteille de rhum agricole la plus chère jamais créée”, l’honorable vieille dame s’est alliée avec une représentante de la nouvelle génération de joailliers Made in France, la Maison Odace. Fondée en 2021 à Paris par César Serruys et Manon Lanier, cette dernière conçoit et fabrique des bijoux, entièrement fabriqués à la main dans des ateliers hexagonaux avec des diamants cultivés en laboratoire et de l’or recyclé 18 carats. Sa promesse : “zéro extraction minière, zéro conflit et zéro extraction destructrice”.

 

« Ce projet illustre la rencontre de deux maisons familiales partageant la même exigence de qualité, de traçabilité et de respect des savoir faire, tout en offrant une vision résolument contemporaine de l’artisanat français » fait valoir un communiqué.

 

Présentée depuis le cinq février dernier à l’Hôtel 5* La Maison Champs Elysées, dans le huitième arrondissement de Paris, la bouteille d’exception cherche maintenant son futur propriétaire. La Maison Odace se proposant d’“accompagner toute personne souhaitant en savoir plus”.

Le plus beau et le meilleur

 

La pièce unique a de quoi tenter les collectionneurs les plus exigeants en alliant ce qu’il y a de plus beau et de meilleur. A commencer par son flacon qui dément l’adage selon lequel il n’importe pas “pourvu qu’on ait l’ivresse » ! Il a ainsi été “sculpté en pâte de verre par l’artiste Juliette Leperlier selon une technique artisanale d’exception, révélant un travail de matière et de texture inspiré de la canne à sucre”. Il est orné d’un bijou de haute joaillerie signé Odace, “entièrement façonné à la main”, à partir de 113 grammes d’or et serti de 34 carats de diamants cultivés en laboratoire.

 

« Ce flacon est l’expression de notre vision de la joaillerie : créer des pièces uniques, chargées de sens, où artisanat français et innovation se rencontrent et forment un langage moderne d’émotion et de transmission. » précisent César Serruys et Manon Lanier (Odace).

 

Quant au contenu, il compte aussi éblouir ses destinataires : Longueteau a en effet procédé à un assemblage, inédit et soigneusement sélectionné pour cette création, de ses eaux-de-vie parmi les plus anciennes. L’idée étant d’y cristalliser “plus d’un siècle de savoir-faire, de patience et de transmission”.

Une distillerie historique toujours familiale

 

Créée en 1895 au pied du volcan de la Soufrière par Henri Longueteau, la distillerie Longueteau, toujours propriété et dirigée par les descendants de la même famille, se distingue par sa production entièrement autonome. Le tout dans le respect de l’ancestrale méthode agricole, basée sur l’utilisation du pur jus de canne à sucre (et non de mélasse), afin de développer des rhums à la forte personnalité “terroir”.

 

Sur son domaine d’une centaine d’hectares, réparti en douze parcelles, Longueteau cultive et récolte ainsi à la main sa propre canne, avant de la transformer sur place dans sa propre distillerie.

 

La maîtrise de l’ensemble des opérations lui permet de broyer ses cannes à sucre très rapidement après leur coupe, puis de distiller, dans les 48 heures suivant la récolte, un jus ayant conservé son intensité aromatique. Cette étape est réalisée sur une colonne dite “créole”, multi-plateaux, permettant une distillation en continu.

 

En procédant à un savant assemblage, tenant compte des profils aromatiques des distillats obtenus, titrant entre 72 et 78 degrés, Longueteau produit une large gamme de rhums agricoles : blanc de différents degrés (ex. 40 °, 50 °, 55 °, 62 °), ambré, élevé en fût ou vieux (VS, VSOP, XO…). La distillerie innove aussi avec des gammes parcellaires (issues d’un seul terroir), des éditions spéciales ou limitées et des cuvées célébrant son riche patrimoine.

 

De quoi faire d’elle l’une des distilleries les plus respectées de Guadeloupe

Un rhum authentique apprécié des amateurs

 

Elle fait ainsi partie de la poignée de distilleries historiques et historiques, comme Damoiseau, Bologne ou Montebello, qui ont survécu en Guadeloupe.

 

Terre de culture de la canne à sucre depuis plusieurs siècles, l’archipel revendique ainsi une longue tradition de production de rhum, lequel bénéficie depuis 2015 d’une Indication Géographique Protégée (IGP).

 

Si ses concurrents de Martinique ou de la Barbade, riches de leur AOC pour la première et de leur longue histoire pour la seconde, sont plus connus, le rhum guadeloupéen est très apprécié par certains amateurs pour sa signature aromatique riche, fraîche et herbacée, sa longueur en bouche et son authenticité.

 

Certains rhums guadeloupéens sont ainsi récompensés lors de concours internationaux, à l’instar du Longueteau Tradition, médaillé d’argent au Spirits Selection.

 

Lire aussi > Paris Packaging Week 2026

 

Photo à la Une : © Odace x Longueteau

Image de Sophie Michentef
Sophie Michentef
Sophie Michentef a évolué plus de 30 ans dans la presse professionnelle. Pendant une quinzaine d’années, elle a encadré la rédaction France et international du Journal du Textile. Elle met désormais son expertise presse, textile, mode et luxe au service de journaux, organisations professionnelles et entreprises.

Don't Miss

Offre de lancement

S’abonner à partir de 1€ le premier mois

Newletter Luxus Plus