En pleine déferlante de l’IA agentique, de nouveaux titres fleurissent dans le luxe dont celui de Chief AI and Technology Officer (Directeur de l’IA et des technologies), créé fin mars chez Kering et fortement médiatisé. Le mouvement est loin d’être isolé, d’autres grandes Maisons ayant aussi choisi de nommer un chef d’orchestre entièrement dévolu à cette technologie de pointe.
Chief AI Officer (Directeur de l’IA et des technologies), Head of AI strategy (Responsable de la stratégie en matière d’IA), VP of Generative Intelligence (Vice-président chargé de l’intelligence générative)…
L’intitulé de poste a beau varier, le phénomène est bel et bien là : l’intelligence artificielle est en train de créer les premiers postes de cadre dirigeant lié à cette technologie.
Le timing coïncide avec le dynamisme d’un marché IA de la mode qui devrait générer un résultat opérationnel de 150 à 275 milliards de dollars d’ici 2030, selon le cabinet de conseil McKinsey.
Cette innovation dans le milieu de la mode et du luxe, initiée et médiatisée en mars dernier par le numéro deux mondial du luxe, Kering, est aujourd’hui en train de faire des petits.
Ce poste stratégique émergent requiert bien plus qu’une simple expertise technique d’ingénieur et se place au croisement de la créativité, de la supply chain et de l’expérience client.
Nominations en série
Si des groupes comme LVMH sont parmi les pionniers à avoir intégré l’IA dans leurs feuille de route et processus depuis plus de cinq ans – avec son IA propriétaire, MaIA pour le Numéro un du luxe- c’est à son rival Kering qui a bénéficié d’un vrai coup de projecteur médiatique avec la mise en place d’un poste exécutif ad hoc.
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Photo à la Une : Alex Shupper/Unsplash
