La Maison va vendre aux enchères à Paris, les 13 et 14 janvier prochains, des pièces horlogères et joaillières vintage, dont certaines exceptionnelles, signées par les plus grands noms, de Patek Philippe à Rolex, en passant par Breguet, Cartier, Chaumet, Graff, Harry Winston, Jaeger-Lecoultre, Piaget ou Van Cleef & Arpels…
Les ventes d’Artcurial Paris se succèdent à un rythme soutenu, mises en valeur au sein de son prestigieux écrin, l’Hôtel Marcel Dassault, sur le rond-point des Champs-Élysées.
Après la Haute Pâtisserie française, objet début décembre de la toute première mise aux enchères caritative, celle qui se présente comme la première Maison de ventes aux enchères en France basée à Paris, organise ainsi, les 13 et 14 janvier prochains, une autre première, les Paris Luxury Days, dédiés pour leur part à la Joaillerie-Horlogerie.
Trois sessions
Trois sessions, une première consacrée à l’Horlogerie de Collection, aura lieu le mardi 13 janvier à 14h, une seconde, “Le Temps est Féminin”, dédiée aux montres de dames, le mardi 13 janvier à 16h et enfin la dernière, vouée à la Joaillerie, le mercredi 14 janvier à 14h.
Pour pouvoir repérer, ou seulement admirer, les pièces de ses rêves, des expositions publiques seront organisées du 5 au 9 janvier 2026 sur rendez-vous, puis les samedi 10 janvier , de 14h à 18h, lundi 12 janvier (11h–17h) et mardi 13 janvier (11h–18h).
Horlogerie de Collection : Patek Philippe et Rolex à l’honneur
Lors de la session de ventes Horlogerie de Collection, deux modèles emblématiques, respectivement datées d’environ 1993 et 1980, devraient faire l’objet de toutes les convoitises, avec pour tous les deux, une estimation de 80 000 à 120 000 € : un chronographe bracelet réf.3970 Patek Philippe, avec calendrier perpétuel et phases de la lune et une montre-bracelet de plongée en acier Rolex Sea-Dweller « Comex » réf. 1665.
Le premier appartient à la troisième génération du modèle, une série produite entre 1989 et 1995 et “reconnaissable à ses index facettés et à ses aiguilles bâton” souligne le média Passion Horlogère.
Le second est vendu avec un courrier Rolex daté du 29 juillet 2008, confirmant une livraison à la Comex le 1er décembre 1980, “un élément de provenance particulièrement recherché sur ce segment” selon Passion Horlogère.
Les passionnés un peu moins argentés pourront se consoler en essayant d’acheter une autre Rolex, qui leur permettra de démontrer à leur entourage qu’ils n’ont pas “raté leur vie”, selon les fameux mots du publicitaire Jacques Séguéla. Il s’agit d’une Cosmograph Daytona “Big Red – Sigma Dial” réf. 6265 (vers 1980), annoncée avec un set complet d’origine provenant du premier propriétaire, et estimée pour la modeste somme de. 50 000 – 70 000 €.
Breguet et Cartier plus accessibles
Il sera aussi possible d’opter pour un Breguet Type XX, avec une fonction retour en vol évoquant les grandes heures du chronographe d’aviation, référencé dans les archives de la Maison Horlogère comme ayant été vendu le 20 décembre 1961, avec une estimation de 20 000 – 30 000 €.
Enfin, les moins fortunés mais toujours passionnées pourront s’intéresser à un modèle Cartier Gondole Horizontale “Jumbo” , datant d’environ 1975, en or blanc, dont la série se distingue par un dessin aux lignes bombées et “seulement” estimé, lui, 8 000 – 12 000 €.
Le Temps est Féminin : des garde-temps raffinés
La session Le Temps est Féminin, dédiée aux montres de dames, compte elle aussi déchainer les passions avec des modèles très raffinés.
Estimée 25 000 – 50 000 €, une montre-bracelet « Art Déco », datée d’environ 1920, en platine, émail et diamants, signée Jaeger-Lecoultre, sera le clou d’un ensemble de pièces en or et diamants.
Une autre montre-bracelet en or jaune Patek Phillipe, estimée, elle, 8000 – 12 000 €, se distingue par son histoire personnelle : elle a en effet appartenu à Marcelle Pellet, cadeau de son célèbre époux André Chaumeix, journaliste (rédacteur en chef du Figaro de 1926 à 1930), critique littéraire et Académicien…
Les amatrices (eurs) de la Maison horlogère Piaget pourront se tourner vers une Montre-bracelet (vers 1980), en or jaune 18 carats et diamants estimée 5 000 – 7 000 €.
Joaillerie : diamants et histoire au rendez-vous
Enfin, la session de Joaillerie a aussi de quoi faire tourner les têtes…
Vedette incontestable de la vente, une bague de la Maison Harry Winston, ornée d’un exceptionnel diamant de 6.96 cts de type IIa, couleur D, pureté VVS2, est estimée dans une fourchette remarquable de 150 000 -200 000 €.
Un magnifique diamant Fancy Yellow de 10.97 cts, qui, sertit, lui, une bague de la Maison Graff, vaut aussi à cette dernière une belle estimation (120 000 – 150 000 €).
Autre bague, mais un peu plus “abordable”, avec une estimation de 35 000 – 45 000 €, un modèle Cartier “Lakarda” de 2006, orné de deux têtes de panthères, l’animal fétiche du joaillier, avec des yeux sertis d’émeraudes et une truffe en onyx.
Deux en un
Celles qui préfèrent les colliers, porteront leur dévolu sur un “superbe” modèle “en platine des années 1950”, de la Maison Chaumet, formé d’une rivière de diamants demi-taille pour un poids de 38.40 cts. La(e) nouvelle(eau) propriétaire de ce précieux objet, estimé 25 000 – 35 000 €, s’offriront en réalité deux bijoux, “la partie centrale pouvant être portée en bracelet”.
Van Cleef & Arpels sera aussi à l’honneur de ces enchères vintage avec des pendants d’oreilles “Snowflake” et deux broches “Danseuse” (vers 1945), respectivement estimés 40 000 – 60 000 € et 6 000 – 8 000 €.
Last not the least, les passionnés d’histoire et de bijoux ne manqueront pas de prêter attention (ou d’enchérir ?) à une parure ayant appartenu à la Duchesse d’Angoulême, la fille de Marie-Antoinette et Louis XVI. Cet ensemble rare, composé à la fois d’un collier draperie, d’un bracelet, d’une broche, de pendants d’oreilles et de boutons de plastron est estimé 6 000 – 8 000 €. Une somme plutôt modeste étant donné la valeur historique indéniable de cette pièce, mais aussi sa belle réalisation en or 18 carats serti de quartz fumés, les fameux « diamants d’Alençon ».
Cette parure aurait d’ailleurs été donnée par la ville d’Alençon en septembre 1827 à l’occasion d’une visite officielle…
Artcurial : une place croissante à l’international
Fondée en 2002, Artcurial explique avoir conforté “en 2024 sa place de premier plan sur le marché de l’art international” avec 186,6 millions d’euros en volume de ventes réalisées dans ses quatre lieux de ventes à Paris, Monaco, Marrakech et Bâle. Et ce, en couvrant “l’ensemble du champ des grandes spécialités : des Beaux-Arts aux Arts Décoratifs, Automobiles de collection, Joaillerie, Horlogerie de collection, Vins fins et Spiritueux”…
Artcurial étend par ailleurs sa couverture internationale. Outre des bureaux de représentation à Bruxelles, Milan, Monte-Carlo, Munich et Marrakech, et une présence en Autriche et en Espagne, elle s’est associée en 2023 à la Maison de ventes suisse Beurret Bailly Widmer et inauguré en mars 2025 un nouvel espace à Genève.
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Photo à la Une : © Artcurial