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BMW maintient le cap pendant que Ferrari progresse au troisième trimestre 2025

Les géants automobiles Ferrari et BMW affichent tous deux une résistance remarquable au troisième trimestre, le premier poursuivant une croissance soutenue tandis que le second stabilise ses performances grâce à une progression de ses ventes mondiales.

 

Si Ferrari s’est distingué ce trimestre par des marges record et une politique de croissance maîtrisée dans l’ultra-luxe, BMW s’appuie quant à lui sur une stratégie « technologiquement neutre », en combinant moteurs thermiques, hybrides et électriques afin de préserver sa compétitivité à l’échelle mondiale. Résultat : les chiffres d’affaires des deux constructeurs restent positifs.

 

Des ambitions relevées pour Ferrari

 

Le premier a une nouvelle fois démontré la solidité de son modèle économique. Sur la période juillet-septembre 2025, Ferrari a généré un chiffre d’affaires de 1,77 milliard d’euros, en hausse de 7,4 % sur un an, malgré des volumes quasi stables à 3 401 véhicules livrés (+0,5 %). 34% des modèles produits étaient hybrides, confirmant la montée en puissance de la stratégie d’électrification partielle du groupe.

 

Le bénéfice net s’élève à 382 millions d’euros, contre 375 millions l’année précédente, soit 2,14 euros par action, un résultat supérieur aux attentes du marché. La marge opérationnelle atteint 28,4 %, soutenue par la forte demande de personnalisation des véhicules, bien que partiellement freinée par les droits de douane américains.

 

Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires cumulé s’établit à 5,34 milliards d’euros, en hausse de 8 %, et le bénéfice net atteint 1,22 milliard d’euros (+7 %). L’Ebitda grimpe à 2,07 milliards d’euros avec une marge de 38,8 %, tandis que l’endettement industriel net recule à 116 millions d’euros grâce à une génération de free cash-flow de 1,22 milliard d’euros.

 

Fort de ces performances, Ferrari a relevé ses prévisions annuelles : le groupe vise désormais un chiffre d’affaires d’au moins 7,1 milliards d’euros et un bénéfice ajusté par action supérieur à 8,80 euros. Les marges devraient rester à des niveaux parmi les plus élevés du secteur automobile de luxe, autour de 38 % d’Ebitda et 29 % d’Ebit.

 

Les investisseurs ont réagi positivement : à Milan, l’action Ferrari progressait juste après l’annonce des résultats de 1,65 % à 345,3 euros. Cette embellie contraste avec la chute enregistrée début octobre après la présentation de la première Ferrari électrique, jugée trop prudente par les analystes. Ce vendredi midi, le titre reste en hausse à +0,71 %.

 

BMW mise sur la discipline et la diversification

 

De son côté, BMW affiche une solidité certaine malgré un environnement plus contraint. Au troisième trimestre, le groupe a enregistré 32,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, stable sur un an, et un résultat avant impôt de 2,33 milliards d’euros, contre 838 millions un an plus tôt. Sur les neuf premiers mois, le bénéfice avant impôt ressort à 8,06 milliards d’euros, en léger recul de 9 %.

 

Le segment automobile a réalisé 28,5 milliards d’euros de revenus au troisième trimestre (+2,4 %), avec un EBIT de 1,49 milliard d’euros, doublé sur un an. La marge opérationnelle atteint 5,2 %, renforcée par la bonne performance des modèles électriques et sportifs BMW M. Entre janvier et septembre, les livraisons mondiales ont progressé de 2,4 %, pour atteindre 1,8 million de véhicules, dont 26,2 % électrifiés et 18 % qui sont 100 % électriques.

 

Le constructeur a poursuivi sa maîtrise rigoureuse des coûts, avec une baisse de 10,6 % des dépenses de R&D et de près de 22 % des investissements, désormais orientés vers la future plateforme électrique « Neue Klasse », qui doit marquer un tournant technologique majeur dès 2026. Le free cash-flow du segment automobile s’est élevé à 2,69 milliards d’euros sur neuf mois, confirmant la solidité financière du groupe.

 

BMW a également annoncé la poursuite de son programme de rachat d’actions, d’un montant total de 2 milliards d’euros d’ici 2027, tout en maintenant une politique de distribution de 30 à 40 % du bénéfice à ses actionnaires.

 

« Au troisième trimestre, nous avons une nouvelle fois prouvé la robustesse et la résilience de notre modèle économique », a déclaré Oliver Zipse, président du conseil d’administration de BMW AG. « Nous disposons de tous les atouts nécessaires pour poursuivre sur la voie du succès : une approche technologiquement neutre, des produits passionnants, une forte présence mondiale et des capacités d’innovation exceptionnelles tout au long de la chaîne de valeur ».

 

De nouveau côté en  bourse, le groupe allemand connaît une belle hausse à midi, le titre prenant +2,37 %.

 

 

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Photo à la Une : © Getty Images

Image de Anthony Conan
Anthony Conan
Graduated as a multimedia journalist in 2019, Anthony Conan has multiplied his experiences, notably as an editorial assistant at TF1 and as a radio journalist at RCF Bordeaux. He specializes in video editing in addition to writing, and has developed a particular interest in economics.

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