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Travail forcé des Ouïghours : l’automobile dans la tourmente

Travail forcé des Ouïghours : l’automobile dans la tourmente

Plusieurs constructeurs sont accusés d’avoir fait appel au travail forcé des Ouïgours après s’être fournis en Chine pour l’acier, l’aluminium ou les batteries de ses voitures.

 

La liste est longue : Volkswagen, Mercedes-Benz, BMW, Tesla, Ford et General Motors, Toyota et Honda, Stellantis et ses marques Fiat, Chrysler, Dodge et Jeep, utilisent des matériaux comme l’aluminium, l’acier et des produits comme les batteries ou l’électronique pour leurs véhicules, fabriqués en Chine. Et ce dans le cadre du travail forcé des Ouïghours, selon l’université britannique de Sheffield Hallam.

 

« Si vous avez acheté une voiture au cours des cinq dernières années, certaines de ses pièces ont probablement été fabriquées par des Ouïghours, forcés de travailler » assure l’étude menée par l’université britannique, après six mois d’enquête. Les universitaires se sont appuyés sur des sources comme les rapports annuels d’entreprises, mais aussi les directives gouvernementales et médias d’État chinois ainsi que les registres douaniers.

 

L’enquête en question fait état d’un recours aux travaux forcés au Xinjiang dans de multiples secteurs, des matériaux de construction en PVC, aux panneaux solaires. « Les plus grands producteurs mondiaux d’acier et d’aluminium se sont déplacés vers la région ouïghoure grâce aux subventions et aux incitations du gouvernement chinois » révèle-t-elle. La Chine est accusée par des organisations de défense des droits humains d’effectuer des « transferts de main-d’œuvre » forcée, pour travailler dans des chaînes d’approvisionnement internationales de divers secteurs.

 

 

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Photo à la Une : © BMW

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