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Pas d’état de grâce en Bourse : le CAC 40 recule de 1,8% à l’ouverture

Pas d’état de grâce en Bourse : le CAC 40 recule de 1,8% à l’ouverture

Dans un contexte international plein de dangers, la large victoire d’Emmanuel Macron face à Marine Le Pen aux élections présidentielles n’a pas suffi à réveiller la Bourse de Paris.

 

Le Cac 40 s’est ouvert ce lundi en recul de 1,8% à 6461 points.

 

Outre les incertitudes qui planent sur les suites de la politique française et la future marge de manœuvre d’Emmanuel Macron (aura-t-il une majorité pour gouverner ?), les investisseurs, en particulier dans le luxe, ont été influencés par un environnement international négatif.

 

Car les autres bourses mondiales ne sont pas non plus à la fête. En Asie Pacifique, à 9 H du matin, Tokyo et Sydney perdaient plus de 1,5% et Shanghai et Hong Kong plus de -2%. La politique de reconfinement chinoise anti-covid suscite en effet des craintes importantes. Plusieurs grandes villes, dont Shanghai mais aussi certains quartiers de Pékin, ont été bouclés.

 

Wall Street avait lui-même fortement chuté (- 2,8%) vendredi, soit sa pire séance depuis début mars. Et ce, là encore, en raison du risque chinois pesant sur l’économie mondiale, mais aussi de l’annonce d’une politique moins accommodante de la Fed en matière de politique monétaire. Avec à la clef, le spectre d’une sur-inflation. Quand aux autres indicateurs avancés européens, ils affichaient aussi une baisse marquée à l’ouverture ce 25 avril.

 

Côté CAC 40, les baisses des valeurs du luxe, très sensibles au contexte international, ont été plus marquées encore.

 

Kering, qui avait déjà fortement reculé vendredi dernier dans la foulée de résultats décevants pour Gucci, publiés la veille, affichait -2,65% à 9H40 (contre – 1,63% à la même heure pour le CAC 40) . Lvmh et Hermès n’étaient pas en reste avec des chutes analogues, soit -2,6% et -2,4%.

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Pour ces valeurs, le spectre d’un ralentissement chinois est évidemment majeur. La guerre prolongée en Ukraine n’est pas non plus rassurante. Même si le marché russe est loin d’atteindre le niveau de son homologue chinois, le conflit est anxiogène et déstabilisant pour le commerce et le tourisme en Europe.

 

Lire aussi > BOURSE : LA CHINE FAIT PLONGER LES MARCHÉS PÉTROLIERS

 

Photo à la Une : © Press

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