Après avoir dévoilé une tendance baissière historique en bourse sur les trois premiers mois de l’année (-28,2%), le Numéro un du luxe a présenté ses premiers résultats de l’exercice 2026. Résilient, le groupe observe néanmoins un décrochage de sa division Mode et Maroquinerie, heurté par un contexte géopolitique défavorable au Moyen-Orient et un dollar fort.
Le changement de paradigme se confirme dans le luxe.
Déjà avant la publication des résultats des trois premiers mois de 2026 de LVMH, les analystes mettaient en garde sur la fin des croissances à deux chiffres pour le luxe tel qu’il les avait connues de 2016 à 2021.
Le 13 avril après clôture, LVMH a annoncé un chiffre d’affaires au premier trimestre 2026 de 19,9 milliards d’euros, en baisse de 6% en données publiées et en hausse de 1% à périmètre comparable.
Premier acteur du luxe à publier ses résultats de l’exercice 2026, le groupe de Bernard Arnault a fait montre d’une belle résilience dans un contexte géopolitique tourmenté. Il n’a pas pour autant été épargné : son cœur de métier, la division Mode et Maroquinerie a été durement atteinte, avec une baisse de -9% en données publiées.
Outre une préférence de plus en plus marquée pour un luxe expérientiel et la seconde main – qui frappe de nombreux acteurs du secteur – LVMH se heurte à un effet de change défavorable (-7%) ainsi qu’à de vives tensions au Moyen-Orient. Le conflit en Iran, en vigueur depuis le 28 février dernier, aurait ainsi coûté un point de croissance au Numéro un du luxe, atténuant, au passage, les effets positifs de la refonte de Christian Dior Couture.
Un Moyen-Orient à son tour au ralenti
Relais de croissance providentiel en 2024 et 2025 devant le lent recalibrage de la Chine, le Moyen-Orient est aujourd’hui directement impacté par la guerre en Iran.
D’après les déclaration de LVMH, qui réalise actuellement 6% de son activité dans la région (contre 8 à 10% pour le marché mondial du luxe) le conflit a déjà coûté un point de croissance à l’entreprise, et ce avant même de prendre en compte les effets indirects tel que la chute du tourisme.
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