Il y avait comme un air de Boy Capel, le dandy et amant de la fondatrice au défilé Chanel du 9 mars 2026. Pour son deuxième défilé, Matthieu Blazy a invité sous la nef du Grand Palais à jouer autant qu’à se concentrer sur l’essentiel, la coupe du vêtement, lequel bénéficie ici et là d’un traitement androgyne.
Figurant – comme chaque saison – parmi les défilés les plus attendus de la Fashion Week de Paris, tout en faisant bande à part sur l’échelle des tendances, la Maison Chanel a sonné le quatrième acte de Matthieu Blazy. Ce défilé Automne-Hiver 2026-27 a donné lieu, en 78 silhouettes à une collection tour à tour ancrée, fonctionnelle, fluide, légère et sensuelle.
Chrysalide Chanel
Point de départ de ce quatrième défilé, Matthieu Blazy s’est penché sur les archives de la Maison et tout particulièrement sur un article du Figaro datant des années 1950 (Trente Glorieuses quand tu nous tiens) dans lequel la fondatrice Gabrielle Chanel emploie la métaphore de la chrysalide. Une façon pour elle de livrer un Vademecum de l’élégance. L’allégorie n’est d’ailleurs pas sans évoquer la mue de la Maison Chanel et par extension l’évolution de son directeur artistique.
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Photo à la Une : © Chanel
