[ENQUÊTE] Le Parfum : une extension du domaine du luxe (Partie 1/3)

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Porte d’entrée vers l’univers de marque pour une clientèle aspirationnelle moins fortunée, le parfum a servi d’accélérateur géographique et de remède anti-crise aux Maisons de luxe. Alors que l’incertitude gagne du terrain, le potentiel du marché chinois donne ainsi une importance nouvelle à ce marché, au point que les acteurs sont nombreux à vouloir défier L’Oréal sur son propre terrain.

 

L’insolente santé de la Beauté

 

Bien que bousculée naguère par le Covid, la Beauté connaît aujourd’hui un rebond de ses ventes, au point que les grands groupes de luxe intensifient leur diversification et multiplient leurs investissements.

 

A en juger par le nombre des fusions-acquisitions et d’opérations le concernant, ce secteur est devenu, non seulement, dynamique mais aussi ultra-concurrentiel. L’Oréal, qui a raté le rachat de Byredo au profit du groupe espagnol Puig, vient ainsi de mettre la main sur Aesop – la pépite du groupe brésilien Natura & Co valorisée 2 milliards de dollars – au nez et à la barbe de LVMH et Shiseido. De son côté, Estée Lauder vient d’acquérir Tom Ford Beauty et va s’occuper du développement de Balmain Beauty. Le groupe Coty s’est quant à lui séparé de sa licence Lacoste, récupérée par Interparfums.

 

Les performances économiques de la catégorie Beauté expliquent en partie ce regain d’intérêt pour le secteur, tout comme le contexte économique dégradé qui force les consommateurs occasionnels du luxe à de nouveaux arbitrages.

 

L’Oréal, le spécialiste historique de la Beauté, s’est ainsi particulièrement bien positionné, démontrant le caractère stratégique de ce produit de luxe accessible. La division L’Oréal luxe est depuis deux ans LA division de tous les exploits. Avec 14,6 milliards d’euros en 2022, elle affiche les meilleures ventes du groupe, soit une hausse de 18,6% en publié, là où la croissance du groupe L’Oréal n’est que de 10,9% en comparable, à 38,26 milliards d’euros. Mais rien n’est plus désirable que sa marge opérationnelle de 22,9% contre 19,8% pour ses produits “grand public”.

 

Sur la première marche du podium des groupes de luxe généralistes, LVMH a vu ses ventes de produits de beauté et cosmétiques bondir de 17% en comparable à 7,7 milliards d’euros en 2022. Cette division de parfums et cosmétiques qui compte une quinzaine de Maisons (Parfums Christian Dior, Guerlain, Maison Francis Kurkdjian et Kendo…) représenterait 10% des revenus du groupe et 3% de ses profits, selon le cabinet Bernstein. Son exercice 2022 a également été porté par sa division distribution sélective à travers le géant Séphora. Cette dernière démontre le pouvoir d’extension géographique des produits de beauté. Ainsi, après 18 ans d’absence sur le sol anglais, l’enseigne spécialiste de la Beauté vient d’ouvrir son premier point de vente à Londres. Renforçant son partenariat initié en 2021 avec la chaîne américaine de grands magasins Kohl’s, il a mis le pied dans sept nouveaux états américains avec l’ouverture de 250 nouveaux espaces de vente. Baptisés Séphora At Kohl’s, ces 850 espaces remplacent l’assortiment beauté du distributeur américain, sous la forme d’un concept de “boutiques dans la boutique”.

 

Parmi les groupes emblématiques du luxe – mais non spécialistes de la Beauté – on trouve la Maison Hermès. Son activité Beauté (hors Parfum) ne représente que 4% de son chiffre d’affaires mais le groupe n’entend pas en rester là. Après y avoir réalisé en 2020 sa première incursion avec une collection de rouges à lèvres, suivie de vernis et de blushes deux ans plus tard, la Maison du Faubourg Saint Honoré prépare le lancement de produits pour les yeux d’ici 2024.

 

Le groupe Kering a pour sa part dévoilé en février le lancement de sa division Kering Beauté. A l’instar des autres groupes, il en profite pour muscler son top management sur ce segment, via des talents issus des grands groupes. Il a ainsi nommé à sa tête Raffaella Cornaggia, ex-cadre dirigeante chez Estée Lauder. A charge pour elle de piloter le développement dans la Beauté des marques Bottega Veneta, Alexander McQueen, Balenciaga, Qeelin et Pomellato, jusqu’ici sous licence avec le groupe Coty.

 

Désirant réorganiser le groupe par métiers, LVMH a annoncé de son côté, de nouvelles nominations à la tête de sa division Beauté. Bernard Arnault a ainsi confié le pilotage de ce pôle hautement stratégique à Stéphane Rinderknech, un l’oréalien passé par les marchés chinois et américains durant près de vingt ans.

 

Lire aussi > L’Oréal rachète la marque australienne Aesop

 

Photo à la Une : © Louis Vuitton [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row njt-role= »not-logged-in »][vc_column][vc_column_text]

Porte d’entrée vers l’univers de marque pour une clientèle aspirationnelle moins fortunée, le parfum a servi d’accélérateur géographique et de remède anti-crise aux Maisons de luxe. Alors que l’incertitude gagne du terrain, le potentiel du marché chinois donne ainsi une importance nouvelle à ce marché, au point que les acteurs sont nombreux à vouloir défier L’Oréal sur son propre terrain.

 

L’insolente santé de la Beauté

Bien que bousculée naguère par le Covid, la Beauté connaît aujourd’hui un rebond de ses ventes, au point que les grands groupes de luxe intensifient leur diversification et multiplient leurs investissements.

 

A en juger par le nombre des fusions-acquisitions et d’opérations le concernant, ce secteur est devenu, non seulement, dynamique mais aussi ultra-concurrentiel. L’Oréal, qui a raté le rachat de Byredo au profit du groupe espagnol Puig, vient ainsi de mettre la main sur Aesop – la pépite du groupe brésilien Natura & Co valorisée 2 milliards de dollars – au nez et à la barbe de LVMH et Shiseido. De son côté, Estée Lauder vient d’acquérir Tom Ford Beauty et va s’occuper du développement de Balmain Beauty. Le groupe Coty s’est quant à lui séparé de sa licence Lacoste, récupérée par Interparfums.

 

Les performances économiques de la catégorie Beauté expliquent en partie ce regain d’intérêt pour le secteur, tout comme le contexte économique dégradé qui force les consommateurs occasionnels du luxe à de nouveaux arbitrages.

L’Oréal, le spécialiste historique de la Beauté, s’est ainsi particulièrement bien positionné, démontrant le caractère stratégique de ce produit de luxe accessible. La division L’Oréal luxe est depuis deux ans LA division de tous les exploits. Avec 14,6 milliards d’euros en 2022, elle affiche les meilleures ventes du groupe, soit une hausse de 18,6% en publié, là où la croissance du groupe L’Oréal n’est que de 10,9% en comparable, à 38,26 milliards d’euros. Mais rien n’est plus désirable que sa marge opérationnelle de 22,9% contre 19,8% pour ses produits “grand public”.

 

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L’insolente santé de la Beauté

Bien que bousculée naguère par le Covid, la Beauté connaît aujourd’hui un rebond de ses ventes, au point que les grands groupes de luxe intensifient leur diversification et multiplient leurs investissements.

 

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Les performances économiques de la catégorie Beauté expliquent en partie ce regain d’intérêt pour le secteur, tout comme le contexte économique dégradé qui force les consommateurs occasionnels du luxe à de nouveaux arbitrages.

 

L’Oréal, le spécialiste historique de la Beauté, s’est ainsi particulièrement bien positionné, démontrant le caractère stratégique de ce produit de luxe accessible. La division L’Oréal luxe est depuis deux ans LA division de tous les exploits. Avec 14,6 milliards d’euros en 2022, elle affiche les meilleures ventes du groupe, soit une hausse de 18,6% en publié, là où la croissance du groupe L’Oréal n’est que de 10,9% en comparable, à 38,26 milliards d’euros. Mais rien n’est plus désirable que sa marge opérationnelle de 22,9% contre 19,8% pour ses produits “grand public”.

 

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Victor Gosselin
Victor Gosselin est journaliste spécialisé luxe, RH, tech, retail et consultant éditorial. Diplômé de l’EIML Paris, il évolue depuis 9 ans dans le luxe. Féru de mode, d’Asie, d’histoire et de long format, cet ex-Welcome To The Jungle et Time To Disrupt aime analyser l’info sous l’angle sociologique et culturel.

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