L’annonce de l’arrivée du e-commerçant chinois à prix minis Shein dans le grand magasin parisien BHV et dans cinq Galeries Lafayette, une première mondiale, a provoqué des indignations en chaîne chez les professionnels de la mode et les politiques. Sur fond d’impayés, la SGM, qui exploite les magasins concernés, a bien du mal à convaincre ses partenaires du bien-fondé de sa démarche. Son image de multimarques haut de gamme se voit durablement écornée.
Le BHV a-t-il signé son arrêt de mort en tant que multimarques premium ?
Car si l’enseigne chinoise ultra discount Shein compte sur lui pour mettre un grand pied physique dans la porte du marché français, et le BHV sur le premier pour reprendre de l’oxygène, les réactions en chaîne déclenchées par le rapprochement des deux acteurs pourraient bien l’affaiblir bien davantage…
Scandale
L’accord passé entre le grand magasin et Shein a en effet provoqué un véritable scandale.
Début octobre, la Société des Grands Magasins (SGM), la foncière commerciale exploitant le BHV Marais et une poignée de magasins Galeries Lafayette, grâce à des accords de cession et d’affiliation avec le groupe Galeries Lafayette.
Déjà fortement implanté sur le marché français via les ventes en ligne, le discounter chinois a en effet indiqué qu’il ouvrirait au BHV et dans cinq Galeries Lafayette (Angers, Dijon, Grenoble, Limoges, Reims) placés sous la houlette de la SGM, ses premiers emplacements physiques pérennes non seulement en France, mais aussi dans le monde…
Dès novembre prochain, Shein devrait ainsi occuper plus de 1000 m2 (sur plus de 39 000 m2) du magasin BHV et 300 à 400 m2 dans les Galeries Lafayette.
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Photo à la Une : © Unsplash et BHV Marais
