Le créateur a confirmé son arrivée à la direction artistique de la Maroquinerie et des Accessoires de la Maison iconique du groupe Kering. Il apporte avec lui une expérience pointue de cette spécialité, dans laquelle il s’est déjà distingué chez Bally, Celine, Mulberry et Louis Vuitton.
Johnny Coca sera-t-il à l’accessoire chez Saint Laurent ce qu’est Anthony Vaccarello à ses silhouettes depuis une décennie ?
Le premier vient de confirmer sur son compte Linkedin son arrivée à la direction artistique des maroquineries homme et femme ainsi que de toutes les collections d’accessoires et lifestyle, dans la Maison dirigée par Cédric Charbit.
Rumeur confirmée
Depuis son départ fin 2025 de Louis Vuitton, pour sa part Maison phare de LVMH, où Johnny Coca dirigeait depuis 2020 la création des accessoires et de la maroquinerie féminines, une rumeur faisait état de sa nomination chez Saint Laurent.
Pour la Maison iconique appartenant, rappelons-le, au groupe Kering, challenger du Numéro Un du luxe, la “prise” est une bonne nouvelle.
Johnny Coca se démarque en effet par son profil de créateur spécialisé dans les accessoires au parcours particulièrement brillant.
Avec un bagage initial lui-même hors du commun (soit une formation à Paris en art, architecture et design, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais et à l’École Boulle !), cet espagnol né à Séville, polyglotte, maîtrisant sa langue natale, le français, l’anglais et l’italien, s’est depuis constitué un CV impressionnant, en passant par les plus grandes Maisons.
Passé par les plus grandes Maisons
Après des débuts, de 1996 à 2004, chez Louis Vuitton, en tant que designer maroquinier, il part jusqu’en 2010 chez Bally, chargé de la création des sacs élargie aux accessoires. Les cinq années suivantes, il étend encore son périmètre de directeur de la création, cette fois chez Celine (déjà au sein du groupe Kering…), prenant en charge, en plus du duo maroquinerie-accessoires, les chaussures et la joaillerie. Travaillant aux côtés de Phoebe Philo, il apporte sa signature à des valeurs sûres telles que le Trapeze et le Trio, avec des collections à l’élégance “quiet luxury” aux formes minimalistes et chic, déclinées dans les plus beaux cuirs.
Le cycle suivant, lui aussi de cinq ans, il met en orbite, en tant que directeur artistique de la très britannique Mulberry, des it bag tels que le cabas structuré Iris, aux détails tressés, l’Amberley, un sac à fermoir jouant la carte d’héritage britannique modernisé ou encore le Seaton aux lignes nettes et chic.
Chez Louis Vuitton, il effectue encore un nouveau quinquennat qu’il consacre à la modernisation des lignes de sacs féminins, grâce à des volumes plus contemporains, relevés de détails sophistiqués pour une élégance au quotidien.
Nouveau mandat de cinq ans ?
Est-il parti chez Saint Laurent pour un nouveau mandat de cinq ans ? Si on ne peut évidemment rien affirmer en la matière, beaucoup s’accordent à dire que sa signature de spécialiste des sacs de luxe, capable de donner un coup de fraîcheur, mais sans bling bling, à une Maison dans le respect de son ADN, sera bienvenue chez Saint Laurent.
En inaugurant un poste dédié à temps plein aux accessoires, il va ainsi donner une nouvelle impulsion à une catégorie jusqu’alors placée sous la houlette d’Anthony Vaccarello, en même temps que la mode.
Et les observateurs du secteur de prédire l’arrivée de sacs Saint Laurent à la fois plus iconiques, durables et…pratiques, mais toujours fidèles à cette identité rock et sexy impulsée par Anthony Vaccarello.
Des nouveautés bénéfiques
En 2025, le chiffre d’affaires de Saint Laurent a reculé de 6% en comparable à 2,6 milliards d’euros. Mais ses ventes ont cependant été stables au dernier trimestre. Une performance “soutenue par l’introduction de nouveautés dans toutes les catégories, notamment les chaussures et le prêt-à-porter féminin”.
La Maison a par ailleurs réussi à stabiliser sa marge opérationnelle courante à 20 % l’an dernier, grâce à des “mesures d’optimisation de ses coûts” tout en poursuivant ses investissements dans le réseau de boutiques, le clienteling et ses collections.
Ses efforts en termes d’offre seront aussi désormais aussi soutenus par l’entrée en jeu de Johnny Coca…
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Photo à la Une : © Louis Vuitton