Jeux olympiques 2024 : LVMH se fait désirer

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Les JO de Paris approchent à grands pas et il manque toujours un sponsor à l’appel. Le leader mondial du luxe, LVMH, en position de force, négocie ses conditions.

 

Il ne reste qu’un an et demi à attendre avant le début des Jeux Olympiques 2024. Le Comité d’organisation (Cojo) est quasiment fin prêt. Et il ne manque plus grand chose pour qu’il parvienne à boucler son volet sponsoring, fixé à plus de 1,2 milliard d’euros, soit près d’un tiers du budget global (environ 4,4 milliards). Il a d’ailleurs récemment été revu à la hausse de 400 millions d’euros supplémentaires, dont 127 millions pour le sponsoring.

 

Pour le moment, le pôle réunit des sponsors tels que BPCE, Sanofi, EDF, Orange et Carrefour. Après près de 80 % du budget atteint fin 2022 selon le Cojo, l’arrivée d’un dernier sponsor, dit partenaire de rang 1, dont le ticket d’entrée est estimé entre 100 et 150 millions d’euros, serait le très bienvenu. Le comité d’organisation, présidé par Jacques Lambert, a même qualifié cette signature « d’impérieuse nécessité ».

 

Ce dernier sponsor tant attendu n’est autre que LVMH, qui visiblement, ne semble pas pressé pour donner sa réponse. « Nous discutons, et cela prend du temps » déclare l’un des membres du Cojo. Selon lui, cette attente est normale pour une telle transaction. Mais certains la trouvent anormalement longue, alors que les jeux démarrent dans peu de temps.

 

Très attendu par le monde olympique et encore plus en vue de la situation économique actuelle, le groupe français dirigé par Bernard Arnault, qui réalise 64 milliards d’euros de chiffre d’affaires, se trouve en position de force. Et il  tente visiblement de pousser son avantage autant que possible.

 

« Ils discutent depuis des mois directement avec le CIO (Comité International Olympique). Ils veulent pouvoir activer leurs droits hors de France, ce qui n’est normalement pas permis pour un sponsor local » a confié à l’AFP une source proche du comité olympique. C’est là que le bât blesse. Quand un sponsor rejoint un comité d’organisation olympique, il ne peut bénéficier d’une exposition qu’au niveau local, dans le pays qui accueille l’événement. Mais le leader mondial du luxe, qui réalise 90 % de son chiffre d’affaires à l’étranger, souhaite élargir ses droits marketing au-delà des frontières françaises.

 

« Le marché français n’est pas du tout une priorité pour LVMH » souligne une source proche du milieu économique du luxe. « Quand on est un groupe international comme celui-ci, c’est complexe de trouver son intérêt avec le seul marché français. Stratégiquement, Paris n’est pas le plus important pour LVMH, ils visent un peu plus loin avec Los Angeles en 2028. Le marché américain est quelque chose d’important pour eux, l’Asie aussi » ajoute cette source.

 

Après les JO de Paris, ceux de Los Angeles, qui auront lieu en 2028, paraissent être une opportunité non négligeable pour le groupe de Bernard Arnault, tout comme l’exposition que permettraient les JO de Paris, avec plus de 4 milliards de téléspectateurs attendus, soit la moitié de la population mondiale.

 

Un double atout qui, selon une source politique, pourrait avoir fait naître l’idée chez LVMH d’intégrer les top sponsors du Comité international olympique (CIO). Contactés par l’AFP, ni le groupe de luxe ni le CIO n’ont souhaité faire de commentaire à ce sujet.

 

Le CIO possède déjà une quinzaine de top sponsors, qui ont, eux, la possibilité d’activer leurs droits partout dans le monde. Ce que désire LVMH. Cependant, la large palette de ses activités (mode, cosmétiques, joaillerie, spiritueux…) constitue une difficulté pour l’octroi d’une dérogation. En effet, le groupe pourrait se retrouver en conflit, ou du moins sur des marchés déjà occupés par des tops sponsors du Comité, comme Omega ou Coca-Cola.

 

Lire aussi >LVMH: Antoine Arnault nommé directeur général de Christian Dior SE

 

Photo à la Une : ©Presse[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row njt-role= »not-logged-in »][vc_column][vc_column_text]

Les JO de Paris approchent à grands pas et il manque toujours un sponsor à l’appel. Le leader mondial du luxe, LVMH, en position de force, négocie ses conditions.

 

Il ne reste qu’un an et demi à attendre avant le début des Jeux Olympiques 2024. Le Comité d’organisation (Cojo) est quasiment fin prêt. Et il ne manque plus grand chose pour qu’il parvienne à boucler son volet sponsoring, fixé à plus de 1,2 milliard d’euros, soit près d’un tiers du budget global (environ 4,4 milliards). Il a d’ailleurs récemment été revu à la hausse de 400 millions d’euros supplémentaires, dont 127 millions pour le sponsoring.

 

Pour le moment, le pôle réunit des sponsors tels que BPCE, Sanofi, EDF, Orange et Carrefour. Après près de 80 % du budget atteint fin 2022 selon le Cojo, l’arrivée d’un dernier sponsor, dit partenaire de rang 1, dont le ticket d’entrée est estimé entre 100 et 150 millions d’euros, serait le très bienvenu. Le comité d’organisation, présidé par Jacques Lambert, a même qualifié cette signature « d’impérieuse nécessité ».

 

Ce dernier sponsor tant attendu n’est autre que LVMH, qui visiblement, ne semble pas pressé pour donner sa réponse. « Nous discutons, et cela prend du temps » déclare l’un des membres du Cojo. Selon lui, cette attente est normale pour une telle transaction. Mais certains la trouvent anormalement longue, alors que les jeux démarrent dans peu de temps.

 

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Les JO de Paris approchent à grands pas et il manque toujours un sponsor à l’appel. Le leader mondial du luxe, LVMH, en position de force, négocie ses conditions.

 

Il ne reste qu’un an et demi à attendre avant le début des Jeux Olympiques 2024. Le Comité d’organisation (Cojo) est quasiment fin prêt. Et il ne manque plus grand chose pour qu’il parvienne à boucler son volet sponsoring, fixé à plus de 1,2 milliard d’euros, soit près d’un tiers du budget global (environ 4,4 milliards). Il a d’ailleurs récemment été revu à la hausse de 400 millions d’euros supplémentaires, dont 127 millions pour le sponsoring.

 

Pour le moment, le pôle réunit des sponsors tels que BPCE, Sanofi, EDF, Orange et Carrefour. Après près de 80 % du budget atteint fin 2022 selon le Cojo, l’arrivée d’un dernier sponsor, dit partenaire de rang 1, dont le ticket d’entrée est estimé entre 100 et 150 millions d’euros, serait le très bienvenu. Le comité d’organisation, présidé par Jacques Lambert, a même qualifié cette signature « d’impérieuse nécessité ».

 

Ce dernier sponsor tant attendu n’est autre que LVMH, qui visiblement, ne semble pas pressé pour donner sa réponse. « Nous discutons, et cela prend du temps » déclare l’un des membres du Cojo. Selon lui, cette attente est normale pour une telle transaction. Mais certains la trouvent anormalement longue, alors que les jeux démarrent dans peu de temps.

 

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