En 2025, le comportement boursier des groupes de luxe a reflété des tendances très différentes au sein des marchés. Si certains ont su rassurer les investisseurs par des rebonds stratégiques en fin d’année, d’autres ont au contraire illustré la fragilité persistante de leur secteur.
Le rebond salvateur de Kering au second semestre
Kering a commencé l’année dans l’incertitude, confronté à une baisse des ventes de Gucci et des performances globalement décevantes, notamment en Chine. L’action Kering bouclait le mois de janvier avec un cours de 253,45 euros, une légère augmentation par rapport aux derniers mois de l’année 2024.
Le titre a ensuite reculé de manière significative entre février et mai, avec un cours de clôture en mai de 172,36 euros, au plus bas depuis septembre 2016. Bien loin des 748 euros de mai 2021, quatre ans plus tôt.
L’arrivée à la direction générale de Luca de Meo rebat néanmoins les cartes, avec une nouvelle stratégie qui effraie mais qui porte ses fruits, puisque l’action Kering commence à retrouver des couleurs. La cession de la division beauté du groupe à L’Oréal en octobre pour 4 milliards d’euros a été une opération perçue en Bourse comme un signe de recentrage sur les activités les plus rentables. Les résultats ne se sont pas fait attendre puisque le titre termine le mois à un cours de 306,80 euros, renforcé par des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, malgré un chiffre d’affaires global toujours en retrait.
Enfin, en décembre 2025, le titre s’établit autour de 301 euros, soit une progression d’environ + 18,8 % sur l’ensemble de l’année par rapport à janvier.
Ferrari : une stabilité qui s’écroule en fin d’année
Lire aussi > [ENQUÊTE – INFOGRAPHIE] Quelles marques de luxe ont performé en bourse en 2025 ? – Partie 2/3
Photo à la Une : © Getty Images
