La joaillerie a encore de beaux jours devant elle, et les résultats de Richemont le prouvent : le groupe suisse affiche une belle progression de ses ventes pour son exercice décalé 2025-2026, et ce dans un marché mondial du luxe globalement en perte de vitesse.
Dans un secteur du luxe toujours marqué par le ralentissement de la demande mondiale, Richemont continue de faire figure d’exception. Pour son exercice 2025-2026 clos au 31 mars, le propriétaire de Cartier, Van Cleef & Arpels et Buccellati a enregistré un chiffre d’affaires de 22,42 milliards d’euros, en hausse de 5 % à taux de change courants et de 11 % à taux de change constants.
La dynamique est par ailleurs restée particulièrement forte au quatrième trimestre, avec une croissance des ventes de 13 % à taux de change constants.
Une rentabilité sous pression malgré la hausse des ventes
Le résultat opérationnel du groupe s’établit à 4,49 milliards d’euros, en progression limitée de 1 % sur un an. La marge opérationnelle recule ainsi à 20 %, contre 20,9 % un an plus tôt.
Richemont explique cette érosion par plusieurs facteurs défavorables, notamment la hausse du coût des matières premières, en particulier l’or, l’impact négatif des devises et 164 millions d’euros de coûts non récurrents.
Egalement, le bénéfice net annuel atteint 3,48 milliards d’euros, contre 2,75 milliards l’année précédente, soit une hausse de 27 %. Cette forte progression s’explique toutefois en partie par l’absence de charges exceptionnelles comparables à celles enregistrées lors du précédent exercice, notamment liées aux activités abandonnées.
La joaillerie tire la croissance quand les montres restent fragiles
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Photo à la Une : © Richemont
