Après avoir déjà changé cinq fois de dirigeant en une décennie, la Maison horlogère du groupe LVMH a nommé à sa tête cette experte du luxe et bonne connaisseuse de TAG Heuer. Elle devra poursuivre l’ambition de TAG Heuer de rejoindre à terme le club des marques à un milliard d’euros, et ce, malgré un contexte plus difficile…
TAG Heuer remet les pendules à l’heure…
Stéphane Bianchi, Directeur Général Adjoint du groupe LVMH et Pdgl de LVMH Montres & Joaillerie, vient d’annoncer la nomination, à partir du 1er mai prochain, en tant que Directrice générale de la Maison horlogère, de Béatrice Goasglas, première femme à être aux manettes de l’entreprise après un turn over de cinq hommes (dont Frédéric Arnault) à sa tête depuis 2013.
“Dans ses nouvelles fonctions, elle poursuivra la stratégie d’élévation et d’innovation de la Maison enclenchée depuis plusieurs années, annonce Lvmh. Forte de sa connaissance de la Maison, de son histoire et de ses talents, elle pourra également s’appuyer sur les collections iconiques de la marque, ainsi que sur le partenariat stratégique avec la Formule 1.”
Accusations de harcèlement moral et sexuel
Elle aura la tâche à la fois de manœuvrer l’entreprise sur fond de climat compliqué pour le secteur et de tourner la page au sein d’un TAG Heuer affecté par le départ, mi janvier dernier, de son précédent dirigeant, Antoine Pin, seulement 18 mois après sa nomination. Si ce dernier a confié à BFM Business que sa démission était le résultat de “divergences stratégiques” , le média a fait état, en s’appuyant sur des sources internes, d’accusations de harcèlement moral et sexuel par au moins deux employés. Des signalements via le dispositif d’alerte interne du groupe auraient débouché sur l’ouverture d’une enquête confiée à un cabinet externe indépendant.
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Photo à la Une : © TAG Heuer
