Bruxelles a infligé aux filiales respectives de Kering, Richemont et LVMH, des amendes pour un total de 157 millions d’euros pour avoir empêché leurs distributeurs de fixer librement leurs prix. Gucci, qui a aussi interdit la vente de certains produits à ses partenaires en ligne, a été la plus sévèrement sanctionnée, ayant dû s’acquitter de près de 120 millions d’euros, déjà provisionnés lors de son premier semestre 2025.
Une décision qui “envoie un message puissant à l’industrie de la mode”, a annoncé Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne…
Et de fait, en annonçant le 14 octobre avoir infligé pour 157 millions d’euros d’amendes aux Maisons Chloé, Gucci et Loewe, la Commission européenne espère avoir trouvé le moyen le plus efficace de se faire comprendre : le luxe n’échappe pas à la législation communautaire sur la concurrence…
Entorse à la libre fixation des prix
Les filiales respectives des trois géants du luxe, le suisse Richemont et les français Kering et LVMH, se sont rendus coupables de pratiques anticoncurrentielles, concernant notamment la liberté de fixation des prix de vente par leurs distributeurs.
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