Malgré l’annonce d’un accord entre Washington, l’OTAN et le Danemark sur le Groenland, les marchés boursiers évoluent sans entrain. Les investisseurs restent en effet sur la réserve face à l’imprévisibilité de la politique américaine.
La Bourse de Paris peine à trouver une direction claire ce vendredi. En début de matinée, le CAC 40 oscillait autour de l’équilibre (–0,07%). Après une progression proche de 1 % hier, les investisseurs marquent une pause et préfèrent consolider leurs positions face à la situation géopolitique en tension.
Le reste de l’Europe reste également timide : le DAX à Francfort avance légèrement de 0,16%, le FTSE à Londres progresse de 0,27% et le STOXX 600 baisse de -0,16%.
Le Groenland, symbole d’une confiance fragile
Mercredi soir, l’annonce par Donald Trump d’un « cadre pour un futur accord » sur le Groenland avait pourtant été positivement reçue. Le président américain a surpris les marchés en renonçant à ses menaces, à la fois commerciales et militaires, vis-à-vis de l’Europe. Mais l’effet d’annonce s’est rapidement dissipé, les opérateurs doutant de la solidité de ces engagements.
Si les discussions entre les États-Unis et le Danemark, sous l’égide de l’OTAN, ouvrent la voie à une renégociation de l’accord de défense de 1951 et à un renforcement de la sécurité dans l’Arctique, elles ne suffisent en effet pas à rassurer pleinement les marchés. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a lui-même reconnu que de nombreux points restaient à régler.
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