[Luxus Magazine] Petite histoire du luxe: Les feux d’artifice, fleurs de fumées et étincelles colorées

Must du 14 juillet, le feu d’artifice a fait son apparition en Chine au VIIe avec un rôle bien moins festif qu’aujourd’hui : Éloigner les mauvais esprits.

 

Rapportés par l’explorateur Marco Polo, ces “feux magiques” ne tardent pas à devenir un symbole de l’autorité royale en Europe, en particulier en Italie. 

 

Bien que sa fabrication ait évolué au fil des époques, la recette de la poudre à canon, dite “poudre noire”, reste la même : soufre, salpêtre et charbon de bois.  

 

Au départ, cette poudre noire – essentiel au tir du feu d’artifices – fut développée à des fins médicinales avant qu’elle ne serve d’arme décisive à des campagnes militaires. Devenue objet de divertissement et de fascination des monarques d’Europe, elle devient ensuite  la composante essentielle des feux d’artifices. 

 

Cet ultime attribut royal a finalement été conservé à l’issue de la Révolution française pour devenir une composante clé des célébrations populaires. 

 

Pour autant, des considérations autant sécuritaires qu’écologiques (empreinte carbone et bien-être animal) amènent à progressivement remplacer les feux d’artifices par des nuées de drones, tant dans l’Hexagone que sur ses terres d’origine. 

 

Retour sur une invention faite de bruits et de lumières. 

 

La Chine découvre la poudre noire

 

Figurant parmi les quatres grandes découvertes chinoises du monde antique – aux côtés de la boussole, de l’imprimerie et du papier – la poudre noire est une fierté nationale. 

 

Pour preuve, 2000 ans plus tard, Liuyang, dans la province du Hunan,  lieu de naissance le plus crédible de la fameuse poudre magique, demeure un haut lieu du commerce international du feu d’artifices. Ce dernier – qui possède aussi son musée national dans la ville – se dit 烟花 yān huā, soit “fleur de fumée”. 

 

Une légende tenace veut que le feu d’artifices ait été découvert par hasard, par les alchimistes taoïstes sous le règne de la dynastie des Tang.  L’étymologie du mot “feu d’artifices”, 花 药 en mandarin (huā yào), signifie littéralement “médicament de feu”. 

 

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Photo à la Une :  © Gravure du décor du feu d’artifice royal en l’honneur du monarque James II sur la Tamise, Londres, Angleterre en 1749.

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Victor Gosselin
Victor Gosselin est journaliste spécialisé luxe, RH, tech, retail et consultant éditorial. Diplômé de l’EIML Paris, il évolue depuis 9 ans dans le luxe. Féru de mode, d’Asie, d’histoire et de long format, cet ex-Welcome To The Jungle et Time To Disrupt aime analyser l’info sous l’angle sociologique et culturel.

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