Longtemps considérée comme une valeur refuge et prestigieuse de l’immobilier de luxe mondial, Londres voit aujourd’hui ce marché perdre de sa superbe. Comment expliquer ce retournement brutal de l’attractivité de la capitale britannique ?
Depuis plusieurs trimestres, le marché de l’immobilier de prestige à Londres montre des signes de faiblesse inédits. D’après les données des trois premiers trimestres de 2025, les transactions de biens évalués à plus de 5 millions d’euros ont reculé de 18 % sur un an, revenant à des niveaux semblables à ceux observés lors des confinements de 2020, en pleine pandémie de Covid-19. Cette chute touche même toutes les catégories : aucune vente de plus de 50 millions de livres sterling (soit environ 57,5 millions d’euros) n’a été enregistrée pour la deuxième année consécutive, une situation inédite depuis 2011.
Une pression fiscale qui fait fuir les capitaux
La cause de cette crise ? Principalement des bouleversements fiscaux et politiques qui ont impacté l’attractivité du Royaume-Uni pour les plus fortunés. En avril 2025, le gouvernement a en effet supprimé le statut des « non-domiciled », un régime fiscal qui permettait aux riches étrangers de réduire considérablement leurs impôts sur leurs revenus mondiaux après une longue résidence au Royaume-Uni.
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