Les Jeux Olympiques se sont invités à la Semaine de la Haute Couture

Si les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont contraint les Maisons de Haute Couture à changer leur calendrier, ils se sont également imposés comme une source d’inspiration pour les créateurs. Retour sur des défilés Automne-Hiver 2024-2025 faisant le pont entre mode et sport. 

 

New York est peut-être “la ville qui ne dort jamais”, mais Paris n’est pas non plus du genre à connaître le répit. Alors que les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 approchent à grands pas, la capitale a accueilli un autre événement d’ampleur : la Semaine de la Haute Couture, qui s’est achevée le jeudi 27 juin.

 

Habituellement présentée en juillet, cette  Fashion Week a vu son calendrier bouleversé par les préparatifs de la grande messe sportive. Si les Maisons de couture ont d’abord boudé ce contretemps, il a rapidement fallu s’organiser pour assurer ce rendez-vous. “C’est dès mars 2023 que le comité exécutif de la Fédération et les maisons membres ont commencé à anticiper l’impact des Jeux Olympiques et Paralympiques sur la tenue de la Paris Fashion Week et de la Semaine de haute couture”, a expliqué Pascal Morand, président exécutif de la Fédération française de la haute couture et de la mode.

 

Avancée d’une semaine, cette Fashion Week est donc venue se coller à celle consacrée au vestiaire masculin. Un décalage inédit dans l’histoire du calendrier officiel mais loin d’avoir impacté la créativité des Maisons participantes.

 

À une époque où le prêt-à-porter s’est imposé dans les dressings de chacun, la Haute Couture se présente aujourd’hui comme un passe-droit à l’expérimentation. Moins soumises aux instances du succès commercial, ces collections permettent aux créateurs de laisser libre cours à leur imagination. Ce terrain de jeu idéal n’est cependant pas dépourvu de règles, car la Haute Couture reste une affaire sérieuse qui s’accompagne de certaines conditions.

 

Pour prétendre à cette appellation légale protégée, chaque création doit être réalisée à la main, au sein des ateliers de la Maison, qui doivent être composés d’au moins 20 personnes. La Maison doit impérativement défiler deux fois par an et présenter au moins 25 modèles à chaque passage. Elle doit également posséder un atelier de « flou » dédié aux matières et silhouettes fluides et un atelier de « tailleur » pour les pantalons, vestes et manteaux.

 

Thom Browne vise la médaille

 

© Thom Browne

 

Loin d’être rancunières, les Maisons de Couture ont donc préféré utiliser la manifestation sportive à venir comme source d’inspiration. “La couture, c’est les Jeux olympiques de la mode”, a affirmé Thom Browne. Le créateur américain, grand maître du tailoring, est resté fidèle à son côté subversif.

 

À leur arrivée, les invités de son défilé Haute Couture automne-hiver 2024-2025 ont été accueillis par une dizaine de mannequins alignés et tenant une corde. Vêtus de vestes de costume et de jupes plissées, ils se sont ensuite affrontés dans une lutte à la corde qui signait le coup d’envoi du spectacle.

 

Les silhouettes, à première vue minimalistes, affichaient un retour aux fondamentaux du tailoring. Comme si les pièces avaient été sorties de l’atelier avant leurs finitions, celles-ci étaient agrémentées de broderies et de patchwork faisant écho au processus de fabrication.

 

Pour clôturer cette collection, le créateur a hissé ses mannequins sur un podium qui n’a rien à envier à celui des Jeux Olympiques. En référence aux médailles décernées aux sportifs, trois mannequins sont apparues les unes à côté des autres, habillées de vestes brodées et déclinées en trois couleurs : bronze, argent, doré.

 

Des lignes sportives façon couture

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Photo à la Une : © Thom Browne

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Charline Point
Passionnée par l’art dans toutes ses formes, Charline Point est une jeune journaliste animée par une curiosité féroce et une vive appétence pour la culture. Après plusieurs années dans les relations presse, Charline se lance dans le journalisme. Ses sujets de prédilection s’orientent autour du voyage, de la gastronomie, du cinéma et de la mode.

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