La justice italienne continue de mettre la pression sur les donneurs d’ordre du luxe avec cette fois, une procédure collective du parquet de Milan. Après enquête constatant des pratiques indignes chez leurs sous-traitants (ou sous-sous-traitants…), le procureur a formulé des “injonctions de produire des documents”, à des Maisons aussi illustres que Gucci ou Yves Saint Laurent (Kering), Givenchy (Lvmh) ou Prada et Versace (groupe Prada) …
Shein n’est pas la seule à être accusée d’exploiter la main-d’œuvre chinoise…
Et il ne faut pas aller plus loin qu’à côté de chez nous, en Italie, pour découvrir des pratiques qui n’ont rien à envier à la plateforme à prix mini.
De nouveaux cas d’éventuelles négligences, voire de complicité de Maisons de mode et luxe dans des exploitations d’ouvriers notamment chinois viennent ainsi d’être dévoilés par la justice italienne.
Douze Maisons dans le collimateur de la justice italienne
Après Armani, Dior, Gucci, Loro Piana, Tod’s et Valentino, douze nouvelles marques font cette fois-ci l’objet d’une enquête simultanée pour une possible exploitation dans leur chaîne de production : le parquet de Milan, sous la houlette du procureur Paolo Storari, leur a signifié 13 “injonctions de produire des documents”, afin de vérifier les contrats existants et de mieux comprendre la chaîne des contrats et sous-contrats avec les fournisseurs, et les conditions de travail dans lesquelles ont été fabriqués des vêtements et accessoires vendus pour des milliers d’euros.
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