Pour son deuxième défilé Dior haute couture, Jonathan Anderson a choisi de rendre hommage à l’artiste américaine Lynda Benglis au musée Rodin à Paris. Une collection placée sous le signe floral et sculptural.
Quelques mois après sa première collection haute couture aux notes de contes de fées, Jonathan Anderson explore encore un univers imaginaire hors du commun. Dans cette même volonté d’inscrire son travail dans un univers artistique, le directeur artistique a décidé de s’appuyer sur les codes fondateurs de la maison pour faire écho à une artiste contemporaine qui a brouillé les frontières entre la peinture et la sculpture. Jonathan Anderson conçoit cette collection comme une véritable œuvre d’art, où le vêtement devient un objet de collection au sein d’un décor végétal évoquant l’univers poétique de Dior.
L’héritage comme hommage
Plus que jamais, l’art irrigue la création de Dior. Pour sa deuxième collection haute couture chez Dior, Jonathan Anderson a su réutiliser les codes de la maison afin de les rendre désirables aux yeux des spectateurs. En faisant dialoguer l’univers créatif et culturel de la maison avec l’univers sculptural de l’artiste, le directeur artistique a pu remettre au goût du jour des pièces vieilles de quatre-vingts ans sans céder à l’exercice de la simple réinterprétation nostalgique. Ainsi, le patrimoine de Dior est à la fois préservé et réinterprété selon les codes esthétiques contemporains, pour un public toujours à la recherche d’expériences immersives où le storytelling appelle au voyage et à la déconnexion. Il ne s’agit pas d’une citation littérale de l’artiste, mais d’une interprétation couture.
Largement inspiré du travail de Lynda Benglis, on retrouve cette influence des sculptures aux formes organiques et aux matières coulantes dans de nombreuses robes plissées, aux silhouettes sculpturales et aux effets métalliques. Cette impression de volumes qui semblent être modelés plutôt que cousus témoigne de la volonté de Jonathan Anderson d’explorer en profondeur le travail de l’artiste ainsi que des gestes physiques tels que le plissage, le nouage et le drapage à la main.
La mise en lumière des savoir-faire
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Photo à la Une : © Dior
