Après plusieurs mois marqués par le ralentissement de la consommation mondiale de luxe, LVMH semble retrouver progressivement son élan. Le groupe de Bernard Arnault signe un premier semestre marqué par une amélioration de sa dynamique commerciale, porté par l’accélération du deuxième trimestre et par le retour en force de plusieurs de ses grandes Maisons.
LVMH a réalisé un chiffre d’affaires de 38,7 milliards d’euros au premier semestre 2026, contre 39,8 milliards d’euros un an plus tôt. En données publiées, les ventes reculent ainsi de 3 %, principalement sous l’effet des variations de change, alors qu’à taux de change comparables, le groupe affiche une progression organique de 2 %.
La dynamique s’est nettement améliorée au deuxième trimestre, période durant laquelle LVMH a enregistré une croissance organique de ses ventes de 3 %. Hors impact du conflit au Moyen-Orient, cette progression atteint 4 %.
La reprise s’appuie aussi sur une vigueur retrouvée pour les États-Unis ainsi que pour l’Asie hors Japon. L’Europe de son côté confirme sa solidité.
Des fragilités pour la Mode et la Maroquinerie
Le principal pôle du groupe, la Mode et Maroquinerie, reste sous pression sur l’ensemble du semestre avec des ventes de 18,1 milliards d’euros, contre 19,1 milliards d’euros un an auparavant, soit un recul de 5 % en données publiées. En organique, la baisse est limitée à 1 % tandis que l’activité renoue avec la croissance au deuxième trimestre, avec une progression organique de 1 %.
« L’accélération de la croissance au 2ème trimestre provient notamment du grand succès des premières créations de Jonathan Anderson pour Christian Dior, et des performances remarquables des nouvelles boutiques d’exception de Louis Vuitton à Pékin et Séoul » a déclaré Bernard Arnault, PDG du groupe.
Ce dernier souligne également la bonne dynamique de Loro Piana, Rimowa et Berluti tandis que plusieurs Maisons poursuivent leur renouvellement créatif avec de nouvelles directions artistiques chez Celine, Loewe, Givenchy ou Fendi.
Tiffany et Bvlgari soutiennent la dynamique du groupe
Le pôle Montres et Joaillerie figure parmi les grands gagnants du semestre : les ventes atteignent 5,3 milliards d’euros, contre 5,1 milliards d’euros un an plus tôt, soit une hausse de 3 % en données publiées et de 9 % en organique. Au deuxième trimestre, la croissance organique accélère fortement à 11 %.
Cette performance est portée par Tiffany & Co. et Bvlgari, qui enregistrent toutes deux une progression soutenue grâce au succès de leurs collections emblématiques. Tiffany poursuit notamment le développement de ses lignes Knot et HardWear ainsi que la rénovation de son réseau de boutiques tandis que Bvlgari bénéficie du succès de ses créations de haute joaillerie et de ses collections horlogères.
Des signes de reprise pour les Vins & Spiritueux, stabilité pour les Parfums & Cosmétiques
Après plusieurs trimestres difficiles, l’activité Vins & Spiritueux affiche des premiers signes d’amélioration. Les ventes atteignent 2,6 milliards d’euros, stables en données publiées mais en croissance organique de 5 %. Le résultat opérationnel courant progresse de 11 %, à 582 millions d’euros.
LVMH met en avant une amélioration dans le Champagne, notamment sur les cuvées de prestige ainsi qu’une reprise progressive de Hennessy en Chine.
Enfin, les Parfums et Cosmétiques affichent une activité stable en organique avec 3,9 milliards d’euros de ventes sur le semestre tandis que le résultat opérationnel courant atteint 417 millions d’euros, en recul limité de 2 %. Les marques historiques comme Parfums Christian Dior ou Guerlain enregistrent de bonnes performances grâce aux nouveaux lancements et au dynamisme de certaines gammes.
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