Pierpaolo Piccioli a présenté sa première collection Haute Couture pour Balenciaga dans les jardins de la Cité internationale universitaire de Paris. Un premier défilé très attendu qui marque une rupture avec l’ère Demna et un retour assumé aux fondements de Cristóbal Balenciaga, où l’architecture du vêtement et le savoir-faire couture reprennent toute leur place.
C’était sans doute le rendez-vous le plus scruté de cette Fashion Week Haute Couture. Après les débuts remarqués de Jonathan Anderson chez Dior et le deuxième chapitre couture de Matthieu Blazy chez Chanel, tous les regards étaient tournés vers Pierpaolo Piccioli. Sa nomination à la tête de Balenciaga ouvre une nouvelle page pour la maison, après près d’une décennie durant laquelle Demna a imposé une esthétique radicale mêlant streetwear, volumes démesurés et références à la culture populaire. Une vision qui a profondément marqué l’identité de Balenciaga, mais dont Piccioli choisit aujourd’hui de s’éloigner pour renouer avec l’essence même de la maison.
Less is more
Plutôt que de multiplier les effets spectaculaires, Pierpaolo Piccioli fait le choix de replacer la silhouette au cœur de son discours créatif. Chez lui, le vêtement ne cherche plus à provoquer : il sculpte le corps grâce à la coupe, aux volumes et à la précision des savoir-faire couture. Une démarche qui l’amène naturellement à revisiter les archives de Cristóbal Balenciaga, maître incontesté de la construction et de l’innovation textile.
Cette collection ne relève pourtant pas d’un simple exercice patrimonial. Le créateur y insuffle la sensibilité romantique qui a façonné son parcours chez Valentino : une couture émotionnelle, généreuse et profondément humaine, où la couleur dialogue avec des volumes d’une grande pureté.
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Photo à la Une : © Balenciaga
