Malgré un contexte économique et géopolitique incertain, Moncler signe un premier semestre 2026 en croissance. Le groupe italien améliore sa rentabilité, porté par la solidité de sa marque éponyme, la progression de Stone Island et le dynamisme de ses ventes en direct.
Une croissance tirée par les ventes en direct
Au premier semestre 2026, Moncler Group a réalisé un chiffre d’affaires de 1,29 milliard d’euros, en progression de 9 % à taux de change constants (+5 % à taux de change courants). Le résultat opérationnel (EBIT) atteint 245,4 millions d’euros, soit une marge de 19 %, contre 18,3 % un an plus tôt, tandis que le bénéfice net s’établit à 164,7 millions d’euros, en hausse de 7,3 %.
La marque Moncler génère 1,09 milliard d’euros de revenus (+9 % à taux de change constants), tandis que Stone Island poursuit sa dynamique avec 200,3 millions d’euros, en progression de 11 %.
Comme chez plusieurs acteurs du luxe, la croissance est essentiellement portée par le canal Direct-to-Consumer (DTC). Les ventes réalisées dans les boutiques en propre et les canaux digitaux progressent de 10 % chez Moncler et de 16 % chez Stone Island, améliorant au passage la marge brute du groupe grâce à un mix de distribution plus favorable.
L’Asie compense le ralentissement européen
La géographie des performances illustre les disparités actuelles du marché du luxe. Chez Moncler, l’Asie demeure le principal moteur de croissance, avec des ventes en hausse de 19 % à taux de change constants, soutenues notamment par la Chine et la Corée. À l’inverse, la région EMEA recule de 4 %, pénalisée par la baisse des flux touristiques, en particulier asiatiques, ainsi que par un environnement plus difficile pour les ventes en ligne. Les Amériques affichent une progression de 6 %.
Stone Island présente un profil plus équilibré, avec une croissance particulièrement soutenue en Asie (+25 %) et aux Amériques (+35 %), tandis que l’Europe progresse de 3 %.
Prudence pour le second semestre
Le groupe aborde néanmoins la seconde partie de l’année avec prudence. « L’environnement opérationnel reste complexe et difficile à prévoir », souligne Remo Ruffini, Executive Chairman de Moncler. Le dirigeant estime toutefois que la résilience du groupe repose sur la force de ses marques, leur créativité et leur capacité à rester pertinentes tout au long de l’année.
Moncler confirme ainsi sa feuille de route : renforcer les trois piliers de la marque que sont Moncler Grenoble, Moncler Collection et Moncler Genius, tout en poursuivant le développement de Stone Island et en investissant dans un réseau de distribution sélectif et une expérience client omnicanale. Une stratégie de long terme qui vise à préserver la désirabilité des deux maisons dans un marché du luxe devenu plus exigeant.
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Photo à la Une : © Moncler