De petite fille slovène à mannequin internationale, Melania Trump a construit son parcours avec détermination, son élégance et son charisme la propulsant sous les projecteurs mondiaux. Dans les bras du richissime Donald Trump, le rôle de Première dame des États‑Unis, lui a même valu un documentaire retraçant son quotidien sous les feux de la politique. La tentaculaire affaire Epstein éclaboussant son président de mari l’a fait sortir de son silence.
Le 9 avril, à la Maison Blanche, la Première dame des Etats-Unis a répliqué face à la publication par le Ministère de la justice américaine, trois mois plus tôt, de plus 3 millions de pages issus du dossier Epstein, prédateur sexuel « suicidé » en prison en 2019, dans lesquelles son mari et actuel 47e président des Etats-Unis est cité plusieurs milliers de fois. Sous forme de démenti, l’habituelle discrète a déclaré face caméra aux accusations qui la visaient : « Je n’ai jamais été amie avec Epstein. Donald et moi avons été invités à certaines soirées où Epstein était présent, de temps à autre. »
Des déclaration qui contrastent avec le lien qu’entretenait Donald Trump et Jeffrey Epstein, où dans les années 1990, les fréquentaient en tant qu’hommes d’affaires, les mêmes cercles de Floride. Mais là où le président américain exhorte le peuple à tourner la page Epstein, son épouse appelle la justice à n’écouter que le témoignage sous serment des victimes du pédo-criminel. Une manière selon certains de faire désormais peser la charge de la preuve sur les victimes et donc de nature à ne pas jouer en faveur de l’image de la Première Dame.
D’autant que le documentaire Melania, sorti début 2026 en salle et diffusé depuis début mars sur la plateforme Amazon Prime Video n’a pas eu l’effet escompté.
Présenté comme une plongée inédite dans le quotidien de la Première dame des États-Unis, dans les 20 jours précédant l’investiture présidentielle de 2025, le film suit Melania Trump lors de ses réunions privées, de la préparation logistique de l’inauguration, de ses moments de détente en famille et de ses choix vestimentaires, offrant une vision très encadrée de sa vie.
Pourtant, ce qui aurait pu révéler une facette intime de la Première dame a été largement contesté. Les critiques ont jugé le documentaire superficiel, très promotionnel et dépourvu de véritable enquête. Les séquences de coulisses, plutôt que de surprendre, sont apparues comme soigneusement scénarisées. Et la mise en avant de Melania comme productrice exécutive a renforcé l’impression d’un outil de communication plus que d’un portrait objectif, et ce malgré son succès au box office.

Pour autant, le documentaire donne une certaine idée de Melania Trump et des codes qui lui sont associés : discrète, dans le contrôle et aux émotions pudiques. Une image qu’elle s’est construite peut-être par ego, peut-être par protection, témoignage d’une vie sous les projecteurs.
Le mannequinat, gage d’une vie meilleure
Née Melanija Knavs le 26 avril 1970 à Novo Mesto, en Slovénie, Melania grandit dans une famille modeste. Son père, Viktor, vend des voitures, et sa mère, Amalija, travaille comme créatrice de patrons dans une usine de vêtements pour enfants, encourageant la petite Melania à développer son goût pour la mode et l’esthétique. Petite, elle participe déjà à des séances photos locales et des concours de beauté, laissant entrevoir un futur sous les projecteurs.
Adolescente à Sevnica, puis à Ljubljana, Melania étudie le design et la photographie. Rapidement, elle comprend que ses ambitions dépassent le cadre académique et choisit de se lancer dans le mannequinat. À seulement 16 ans, elle commence à travailler pour des agences locales et, à 18 ans, elle part à Milan, avant de poursuivre sa carrière à Paris. Elle enchaîne alors les défilés et les shootings pour des magazines, touchant du doigt un univers fait de paillettes, loin de son enfance classique slovaque.
En 1996, elle s’installe à New York. Son allure élancée et son visage sculptural séduisent les photographes et les magazines : elle pose pour Vogue, Harper’s Bazaar, GQ et fait notamment la couverture de l’édition maillots de bain de Sports Illustrated.
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Photo à la Une : DR