La date du 3 janvier 2026 restera dans l’histoire comme celle d’une opération militaire sans précédent : les États-Unis ont capturé Nicolás Maduro à Caracas et l’ont transféré à New York pour y être jugé. Ce coup de force, salué par certains comme la fin d’un régime autoritaire et dénoncé par d’autres comme une violation du droit international, a propulsé le Venezuela au cœur d’une crise géopolitique mondiale.
Il y a quelques jours, l’opération militaire américaine baptisée Operation Absolute Resolve a ciblé plusieurs sites stratégiques au nord du Venezuela dont la capitale Caracas. Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés par les forces spéciales américaines, qui ont ensuite exfiltré le couple présidentiel hors du pays et l’ont conduit jusqu’aux États-Unis.
Une fois à New York, Maduro a été présenté devant un tribunal fédéral, où il a plaidé non coupable aux accusations de narco-terrorisme, de trafic de drogue et de possession d’armes lourdes. Lui et sa famille sont actuellement détenus sans possibilité de libération sous caution.
Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente de Maduro depuis 2018, a été proclamée pendant ce temps présidente par intérim, mais l’autorité réelle de ce gouvernement reste instable face à la fragilité du pays à l’heure actuelle.
Les raisons d’une opération audacieuse
Succédant à Hugo Chávez à la tête du Venezuela en 2013, Nicolás Maduro hérite d’un pays encore façonné par la révolution bolivarienne mais déjà confronté à de profondes fractures. Bien que riche en pétrole, le pays plongeait déjà dans une profonde crise avant ces événements du 3 janvier : mauvaise gestion économique, inflation, insécurité, effondrement des services publics… Maduro a plongé le pays dans le chaos, en prolongeant une trajectoire politique marquée par l’affirmation d’un modèle anti-américain qui avait débuté sous son prédécesseur.
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Photo à la Une : © Getty Images
