Le réalisateur, scénariste et producteur sud-coréen à l’origine du cultissime Oldboy, connu pour ses films sociaux au style visuel impactant et aux univers dérangeants, est le président du jury du 79e Festival de Cannes. Alors que le Festival ouvre ses portes aujourd’hui, retour sur cinq long-métrages pour (re)découvrir l’œuvre de Park Chan-Wook.
Douze films à son actif et une audace créative toujours en éveil, Park Chan-Wook est le nouveau président du jury des longs-métrages au Festival de Cannes. Grand habitué de la cérémonie, le réalisateur sud-coréen âgé de 62 ans et figure phare de la vague K-pop (Hallyu), s’est imposé sur la scène du cinéma mondial avec des œuvres virtuoses comme Oldboy, lauréat du Grand Prix du jury du festival de Cannes en 2004 ou mettant à l’honneur de sublimes héroïnes comme Mademoiselle (The Handmaiden) en 2016.
“Viscéral, subversif, baroque”, autant de qualificatifs pour redécouvrir l’œuvre de Park Chan-Wook en 5 films. Tout au long de sa carrière, le réalisateur, scénariste et producteur a développé au moins trois obsessions : la vengeance et ses conséquences, une moralité ambiguë et une esthétique particulièrement stylisée.
Figure de l’étrange, il s’inscrit en droite ligne d’autres précédents réalisateurs présidant le Festival tels que David Lynch (2004) ou Tim Burton (2010). Quentin Tarantino, grand amateur de cinéma asiatique, lui-même président du jury à Cannes en 2004, se serait d’ailleurs inspiré d’Oldboy pour son Kill Bill volume 1 et sa suite, ne serait-ce que pour la violence stylisée et les chorégraphies de combat. Le sud-coréen a, pour panthéon, Akira Kurosawa, Ingmar Bergman, Luchino Visconti, ou Alfred Hitchcock comme exemples.
Park Chan-Wook s’inscrit dans la médiatisation croissante du cinéma asiatique et de ses acteurs, le dernier en date ayant été son compatriote réalisateur et scénariste Bong Joon-Ho, Palme d’Or à Cannes en 2019 pour son film Parasite et président du jury en 2021.
Oldboy, le classique
Sorti en 2003, Oldboy est sans aucun doute le film le plus célèbre de Park Chan-Wook. L’histoire suit un homme séquestré une quinzaine d’années, soudainement relâché et en quête de réponses.
Grand Prix du Festival de Cannes 2004, le film explore les thèmes de vengeance, de manipulation et de mémoire. Il a été érigé au rang de classiques par les cinéphiles, admiratifs de sa scène de combat en plan-séquence latéral, à la manière des jeux vidéo.

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Photo à la Une : © Festival de Cannes