À première vue, il ne s’agit que de quelques centimètres de tissu en moins. Pourtant, rares sont les vêtements qui ont autant bouleversé les codes sociaux que la mini-jupe. Plus qu’une tendance de mode, elle est devenue un symbole de liberté, d’émancipation et de modernité. À l’occasion de la Journée mondiale de la mini-jupe, célébrée le 6 juin, retour sur l’histoire d’une pièce qui a accompagné les grandes mutations de la société contemporaine.
Une révolution née dans la rue avant les podiums

Contrairement à une idée largement répandue, la mini-jupe n’est pas née dans l’esprit d’un seul créateur. Si la Britannique Mary Quant demeure son visage le plus célèbre, elle reconnaissait elle-même que l’idée venait avant tout des jeunes femmes de son époque.
Au début des années 1960, dans le Londres du Swinging London, les adolescentes raccourcissent spontanément leurs jupes pour gagner en liberté de mouvement. Mary Quant comprend avant tout le monde ce désir d’émancipation et transforme cette tendance de rue en phénomène mondial depuis sa boutique Bazaar, sur King’s Road.
Parallèlement, en France, le couturier André Courrèges présente en 1965 des mini-jupes futuristes qui font entrer cette silhouette dans l’univers de la haute couture. Là où Quant incarne l’esprit rebelle de la jeunesse, Courrèges lui offre une légitimité internationale.
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Photo à la Une : Défilé de mode de la créatrice de mode Mary Quant dans les années 60 © DR