[LIFESTYLE] Joaillerie : pourquoi les pierres précieuses sont une valeur refuge pour investir ?

Actifs tangibles, non corrélés aux marchés financiers traditionnels tout en étant plus commodes à transporter que l’or ou… l’immobilier, les pierres précieuses constituent une valeur refuge pourtant méconnue. Rares et prisées des joailliers comme des esthètes du monde entier, les quatre incontournables précieuses (diamant, saphir, rubis et émeraude) sont plus que jamais concurrencées par les pierres fines comme la tanzanite et le spinelle.

 

Il n’y aurait que quatre pierres précieuses qui vaillent à la surface du globe : le diamant, le saphir, le rubis et l’émeraude. Ces pierres à l’éclat sans pareil voient leurs prix augmenter de 50 à 150% pour les plus communes entre 2015 et 2025 et au-delà pour les plus rares. 

 

Or, devant l’épuisement actuel ou à venir des principaux sites d’extraction de pierres précieuses, un mouvement s’opère en direction des pierres fines. 

 

Celles que l’on a longtemps appelé “pierres semi-précieuses” n’ont plus rien à envier à leurs cousines, certaines tendant à rattraper le prix des pierres précieusesen fonction de leur rareté et de leurs couleurs. 

 

Ainsi, le climat inflationniste et l’incertitude autant économique que géopolitique poussent joailliers et particuliers à opter pour ces pierres colorées qui représentent, comme les pierres précieusesdes investissements patrimoniaux. A ce titre, il convient de les conserver entre 5 et 10 ans, voire plus longtemps, si l’on souhaite les transmettre à ses enfants ou proches.

 

Disparition programmée

 

Dans le lumineux royaume de la joaillerie, les quatre pierres précieuses, longtemps favorites de façon quasi-exclusive des grandes Maisons, s’avèrent de plus en plus difficiles à obtenir. Au point que leurs prix aux enchères oscillent entre une centaine de milliers d’euros et plusieurs millions pour les pierres dites d’exception.

 

Des pierres que l’on peut retrouver et monter sur des bijoux auprès d’acteurs aux savoir-faire d’exception comme le gemmologue et joaillier Bonnot Paris.

 

Le diamant a beau rester la pierre précieuse par excellence, son prix a chuté ces dernières années, en particulier face au développement des diamants de laboratoire. Il est actuellement compris entre 15 000 et 30 000 dollars le caratLe plus rare étant désormais le diamant bleu. A raison de 4 millions de dollars le carat, il est aujourd’hui la pierre précieuse la plus chère au monde.

 

Réputé comme le rubis le plus désirable au monde, le rubis birman est confronté à l’assèchement de ses mines de Mogok, principal site d’extraction, bien connu des gemmologues et cité dans leur livre de chevet, La vallée des rubis, écrit dans les années 1930 par Joseph Kessel. L’endroit est d’ailleurs connu pour abriter les fameux rubis sang de pigeon, réputés comme les plus beaux au monde.

 

Parmi les autres difficultés du rubis, citons l’embargo qui frappe ces pierres en raison des persécutions pesant sur les Rohingya, ethnie de confession musulmane. Autant de difficultés qui poussent les professionnels à s’approvisionner chez de proches voisins. C’est ainsi que le rubis thaïlandais a désormais la préférence de l’industrie du luxe. Quand ce n’est pas le recours à des rubis birman anciens sur le marché de la seconde main qui s’impose.

 

Le contexte fait néanmoins le bonheur des collectionneurs puisqu’un beau rubis voit désormais sa cote équivalente à celle d’un beau diamant. Cette pierre précieuse écarlate a connu depuis les années 2000 un véritable envol. En 2015, le rubis birman de 25,59 carats Sunrise Ruby a trouvé preneur pour 30,4 millions de dollars chez Sotheby’s.

 

Ces ventes aux enchères aussi exceptionnelles soient-elles ne reflètent toutefois pas le cours réel à destination du grand public. Ainsi, un rubis sur le marché retail est plutôt compris entre 118 et 17 000 dollars le carat pour une qualité standard et jusqu’à 1,18 millions de dollars pour un sang de pigeon.

 

Réputé pour son bleu profond, velouté et son éclat soyeux, le saphir du Cachemire est, lui aussi, confronté à l’épuisement de la filière minière, en particulier dans la vallée de Zanskar. Dernier record en date, The Regent Kashmir, une pierre de 35,09 carats a été adjugée début juin 2025 pour 9,5 millions de dollars.

 

La nature montagneuse de la région, tout comme le contexte socio-politique et le moindre rendement des sites miniers, constituent un véritable frein à la découverte de nouvelles pierres, poussant les professionnels à se tourner vers Ceylan.

 

Enfin, les émeraudes les plus réputées avec leur vert intense proviennent essentiellement de Colombie, tandis que les autres sont originaires de Zambie, du Zimbabwe et du Brésil. Ses imperfections étant mineures, les prix atteignent des sommets, à raison de 305 000 dollars le carat pour les pierres les plus rares. 

 

En bref, le faible nombre de nouvelles pierres dans les quatre principales gemmes, couplé à la forte demande et à l’image de prestige qui leur est toujours associéeont fait grimper les cours des pierres précieuses. Mais les pierres ne sont pas toutes hors d’atteinte : c’est le cas de celles dites “fines” et “naturelles”.

 

La revanche des pierres fines

 

C’est un fait, les pierres fines gagnent en popularité. Un phénomène accentué par l’épuisement des pierres précieuses traditionnelles autant que la quête de prix plus accessibles, tant pour les professionnels que les particuliers. 

 

Toutefois, certaines d’entre elles, par leur aspect, leur brillance et leur couleur se rapprochent des pierres précieuses traditionnelles, devenant autant sinon davantage désirées que leurs cousines. Et leurs prix aussi s’apprécient.

 

Parmi elles, le spinelle, offrant un vaste panel de couleurs, tire son épingle du jeu. Il peut notamment être rouge – le plus cher – et ainsi se rapprocher du rubis par son esthétique comme par son prix, en atteignant quelques milliers de dollars le carat. Offrant un rose sublime, le spinelle de Mahenge provient de rares gisements birmans. En revanche, un mélange avec d’autres couleurs (orange, violet ou bordeaux) a pour effet d’en diminuer le prix. 

 

La fameuse tourmaline Paraïba du Brésil est une des rares pierres fines plus chères que le diamant. Se développant dans des sites à fort taux de concentration de cuivre et de manganèse, elle offre une saturation moyenne à forte tirant vers le bleu électrique ou bleu lagon intense voire vers le violet ou le vert. Son prix est compris entre 150 et 15 500 dollars par carat pour une pierre de 0,20 à 0,99 carats et de 550 à 30 000 dollars par carat pour une pierre d’1 à 1,99 carat. 

 

Oscillant entre trois teintes selon l’angle de vue (bleu intense, rose violacé et jaune vert), la Tanzanite (en provenance de Tanzanie) découverte au pied du Kilimanjaro, est également particulièrement désirée. Son prix varie entre 100 et 1 500 dollars par carat.

 

Autre pierre aux reflets bleu-vert, l’amazonite est également une pierre de plus en plus prisée. Favorisant la chance et la fortune, l’amazonite est plus accessible, à raison de 20 à 50 dollars le carat.

 

Globalement, si ces pierres fines font de plus en plus la joie des joailliers, c’est que leur prix mais surtout leur infinité de couleurs ouvre le champ des possibles créatifs.

 

Investir mais pas à n’importe quel prix

 

Mais un investissement dans les pierres précieuses comme dans les pierres fines, ne doit pas être pris à la légère. D’abord parce que leurs prix n’augmentent pas de manière continue mais par à coup en fonction de l’actualité, de la demande, des découvertes et de l’instabilité gouvernementale de leur site d’extraction.

 

Ensuite, parce qu’un prix varie en fonction du type de pierre et de sa rareté mais surtout de plusieurs caractéristiques que les professionnels résument par les 4C.

 

Il faut ainsi regarder son poids ou nombre de Carats (le premier C), étant entendu que plus une pierre est grosse, plus elle est rare et donc chère. Il faut ensuite vérifier sa taille ou Cut : une pierre bien taillée aura pour effet de maximiser la réflexion de la lumière et donc de lui conférer brillance et éclat, ce qui augmentera son prix.

 

La pureté ou Clarity n’est pas à prendre à la légère : une pierre peut en effet contenir des imperfections externes mais aussi internes, appelés inclusions, de nature à faire chuter son prix.

 

Enfin, le plus évident sans doute à scruter pour toute pierre est sa Couleur. Il est entendu que plus elle offre une teinte vive et profonde plus elle sera demandée.

 

Que l’on ait en tête une volonté de placement durable ou de revente, la traçabilité est désormais centrale : un beau diamant doit nécessairement être assorti d’un GIA (Gemological Institute of America ou laboratoire de référence internationale dans la certification des diamants). Une pierre de couleur doit disposer d’un SSEF (institut suisse de gemmologie) ou a minima d’un GRS (Gem Research Swisslab).

 

Pour éviter tout impair, mieux vaut être accompagné d’un joaillier de confiance, si possible gemmologue, afin de bénéficier de ses connaissances dans les qualités intrinsèques à chaque pierre. Seul un professionnel de cet acabit comme Bonnot Paris est de nature à permettre un choix éclairé en fonction du besoin comme des préférences du client et de l’état du marché. 

 

En prime, un tel professionnel est en mesure d’authentifier les pierres, de transmettre leur certificat et ainsi de garantir sa revente le cas échéant.

 

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Photo à la Une : Unsplash

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