[LUXUS MAGAZINE] Bad Bunny ou quand la pop latine mondiale devient un acte politique

En l’espace d’à peine une décennie, Bad Bunny s’est imposé comme l’une des figures les plus influentes de la musique mondiale, propulsant des titres en espagnol aux sonorités à la fois solaires, sensuelles et résolument dansantes au sommet des classements internationaux. Loin de se limiter à une simple réinvention des musiques latines, l’artiste portoricain a progressivement endossé un rôle plus large : celui d’un musicien conscient de sa portée, utilisant sa notoriété pour défendre les droits et la visibilité de sa communauté.

 

Après avoir conquis les Grammy Awards le 1er février 2026 en devenant le premier artiste à remporter l’Album de l’année avec une œuvre en espagnol (Debí Tirar Más Fotos), Bad Bunny a encore marqué les esprits, cette fois-ci au Super Bowl LX Halftime Show, le 8 février dernier en Californie.

 

Bad Bunny : l’engagement naturel

 

Ponctuellement accompagné par de grands noms de la musique, notamment Lady Gaga, Ricky Martin et Karol G, l’artiste de 31 ans a livré une performance d’exception en célébrant la culture latino-américaine. Au programme, se sont succédé : des scènes rappelant les traditions portoricaines, des références au quotidien des locaux et un message d’unité plus large que le simple divertissement. Le chanteur portoricain a entonné “God bless America” en énumérant les nations des Amériques (le Pérou, le Mexique, Cuba, le Brésil etc.) et a fait défiler des drapeaux pour appuyer que l’Amérique n’était pas cantonnée aux Etats-Unis. 

 

 

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Avec ses phrases percutantes “Together, we are America” et “The only thing more powerful than hate is love” affiché sur l’écran géant, Bad Bunny signe un spectacle plein de sens, soulignant une vision inclusive de l’identité américaine et un message de rassemblement et d’anti-racisme. Un passage a particulièrement ému les internautes : le rappeur a remis l’une de ses statuettes de Grammy Awards à un petit garçon assis devant une télévision, face à son discours engagé appelant à « mettre dehors » la police américaine de l’immigration (ICE) lors de la cérémonie quelques jours plus tôt. Sur les réseaux sociaux, certains y ont vu un hommage à Liam Conejo Ramos, un petit de cinq ans arrêté à Minneapolis par la police anti-immagration il y a plusieurs semaines.

 

Si son show a été salué dans le monde entier, la réaction du président Donald Trump a été extrêmement négative et politique. Sur Truth Social, il a qualifié le spectacle d’“absolument terrible”, “l’un des pires jamais vus”. La décrivant comme “une insulte à la grandeur de l’Amérique”, il a critiqué le fait que la performance soit entièrement en espagnol, affirmant que “personne ne comprend un mot” et que la chorégraphie était “dégoûtante”.

 

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Photo à la Une : Instagram Bad Bunny

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Pauline Duvieu
Fashion, hotels, gastronomy, jewelry, beauty, design... Pauline Duvieu is a journalist specializing in luxury and the art of living. Passionate about the high-end spheres that arouse emotion, she loves to describe the creations of the houses and tell the stories of the talents she meets.

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